Vente ou conseil : le négoce agricole doit choisir

« Nous avons le sentiment que les parlementaires nous prennent pour des gens qui ne savent pas travailler » remarque Catherine Racle, dirigeante de l’entreprise Bresson.

Alors que le salon de l’Agriculture vient de fermer ses portes à Paris, une problématique qui risque d’affecter le monde du négoce de grains se fait jour. Conséquence de la loi Egalim, elle pourrait avoir des impacts sociaux mais paraît surtout en décalage avec certains impératifs environnementaux. Explications avec Catherine Racle, dirigeante de Bresson, entreprise concernée en Côte-d’Or. Il porte le numéro 88 et cet article de la loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine, durable et accessible à tous, (Egalim) adoptée en octobre dernier, provoque d’importants remous dans le monde du négoce de produits agricoles. L’article instaure en fait l’interdiction, pour une entreprise, de cumuler les activités de conseil à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques, et la commercialisation de ces mêmes produits. Le texte de loi précise qu’il s’agit « de