Trois restaurants ardennais aidés par un grand cru classé du Médoc

Les lauréats aux côtés de François Béguin et Géraud Spire.

Suite à la convention signée entre l’Union nationale des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie et le château Cos d’Estournel, propriété viticole s’étendant sur 91 hectares à Saint Estèphe en Gironde, trois restaurants traditionnels ardennais viennent d’être sélectionnés par le second grand cru classé du Médoc.

Partenaire de l’UMIH, le groupe de Michel Reybier a tenu à apporter un soutien financier à 67 restaurateurs adhérents répartis sur le territoire national en injectant une somme globale de 100 000 euros issue de ses bénéfices de 2019. Une manière d’apporter sa pierre à l’édifice à un métier qui, en cette période sanitaire compliquée, a subi de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire laquelle a plombé l’activité de beaucoup de professionnels de la gastronomie.

François Béguin, le président de l’association départementale de l’UMIH a donc organisé une réception dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie pour accueillir Estelle Sementery, la responsable commerciale du Château Cos d’Estournel, venue remettre aux trois récipiendaires sélectionnés un chèque de 1 500 euros chacun.

« La restauration, c’est notre vitrine, il était donc important de vous accompagner », explique en prologue la représentante du groupe Reybier avant d’énumérer les différents critères de sélection : la renommée, la jeunesse ou le lancement d’un établissement dans des conditions périlleuses.

LA GOURMANDIÈRE, LE FRANÇOIS 1ER ET L’HÔTEL DU CHEVAL BLANC

Figurent parmi les 67 restaurateurs répertoriés au niveau national : La Gourmandière à Carignan, l’hôtel-restaurant Le François 1er à Revin et l’Auberge du Cheval Blanc aux Ayvelles.

« Nous savons tous le long moment difficile que vous traversez à cause de la Pandémie. J’espère ardemment que la campagne de vaccination qui s’active vous permettra enfin de reprendre normalement votre activité et redémarrer dans de bonnes conditions, vous qui nous apportez tant aussi bien au niveau de la convivialité que du plaisir », souligne Géraud Spire, le président de la chambre consulaire.

« Alors qu’ils préparent la réouverture de leurs commerces, il s’agit là d’un coup de pouce bienvenu à nos restaurateurs qui ont, par ailleurs, été bien accompagnés par la CCI, les communautés de communes et l’Etat », ajoute François Béguin.

La Gourmandière qui, pour de nombreux observateurs culinaires est la meilleure table du département, existe depuis le 21 janvier 1991. Cette affaire gérée par Natalie Gerard, cheffe de cuisine et Thierry Gérard, sommelier, est très prisée des Belges. Référencée au Michelin et au Gault & Millau, La Gourmandière rouvrira dans un nouveau décor après des travaux d’embellissement intérieur et extérieur commencés peu avant les mesures de confinement. Thierry Gérard a aussi créé un point de vente de vins appelé « L’éphémère by Thierry ». Avec leur prix « qui met du beurre dans les épinards », Nathalie et Thierry prévoient de réaliser… une visite des magnifiques chais du Clos d’Estournel.

Laurent Frattaruolo, gérant depuis plus de dix ans du Cheval Blanc aux Ayvelles, à la sortie de Charleville-Mézières, dit avoir beaucoup souffert du Covid à travers son activité traiteur. Les annulations de la Foire, de la fête médiévale de Sedan et du Cabaret vert notamment, ont eu un fort impact négatif sur son chiffre d’affaires qui en avait déjà souffert au niveau du restaurant et des mariages. Laurent Frattaruolo a récemment ouvert des kiosques à pizzas aux Ayvelles et à Vivier-au-Court pour freiner cette spirale négative. Ces 1 500 euros représentent pour lui « une petite respiration ».

Non éligibles aux aides parce qu’ils ont repris le François 1er à Revin en août dernier, les Perpignanais Medjoub Bendiba et Marie-Elisabeth Motigny ont eu le grand mérite de rendre vie à un établissement situé en bord de Meuse, resté longtemps à l’abandon.

Malgré un courant d’affaires réalisé grâce à la proximité de la centrale EDF Saint-Nicolas et la centrale nucléaire de Chooz, le virus n’a pas facilité leur implantation. Après avoir réalisé des travaux de rénovation, ils attendent avec impatience le retour à la normale pour sortir de cette période sous perfusion et entamer enfin le challenge qu’ils veulent relever. Les 1 500 euros leur permettront de régler une partie des charges inhérente à la gestion d’un hôtel-restaurant.

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