Trains régionaux : de l’électrique à l’hydrogène ?

De gauche à droite : Olivier Delecroix, vice-président commercial Alstom France, Jean-Baptiste Eyméoud, président d’Alstom France ; Michel Neugnot, vice-président en charge des transports à la Région ; Éric Cinotti, directeur régional SNCF mobilités. (Photo : Journal du Palais).

La Région Bourgogne Franche-Comté a présenté sa future commande de 16 rames Régiolis Alstom, potentiellement convertibles en hydrogène.

Montant de l’investissement : 206,3 millions d’euros. Une somme importante qui vient renforcer le contrat signé en 2009 avec Alstom. Le constructeur ferroviaire français livrera à la région Bourgogne Franche-Comté 16 nouvelles rames Régiolis supplémentaires composés de six voitures. Ce qui portera le nombre de Régiolis sur le réseau TER de la région à 40 fin 2021. « Ces nouveaux trains de grande capacité à haut niveau de confort, conformes aux derniers requis normatifs et d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, intègreront les dernières technologies en termes d’information et de connectivité », précise Jean-Baptiste Eyméoud, président d’Alstom France.

Grâce à son architecture modulaire, les rames peuvent desservir aussi bien les grandes banlieues – Paris / Sens – que les longues distances – Paris / Lyon – Elles s’adaptent aux différents types d’exploitation : périurbain, régional, inter-ville. « Ce sera la première fois qu’un train conjugue à la fois le confort et la capacité », souligne Michel Neugnot, vice-président en charge des transports à la Région. Cette commande contribue aussi à l’activité des sites Alstom implantés en Bourgogne Franche-Comté : Ornans pour les moteurs (280 salariés) et Le Creusot pour les bogies (708 salariés).

VERS UN TRAIN BI-MODE

Au total, la fabrication des Coradia Polyvalent mobilise plus de 4 000 emplois en France chez Alstom et ses fournisseurs. « Aujourd’hui, il y a environ 1 000 trains diesel en France, et une bonne moitié de ces trains ont plus de 20 ans. Ils seront donc à remplacer dans 10 ans », constate Jean-Baptiste Eyméoud.

Par quelle technologie ? Il est clair que le diesel n’aura plus la cote en 2025… Aussi Alstom est le premier constructeur ferroviaire à avoir développé un train à hydrogène (déjà en circulation en Allemagne).

Plusieurs régions françaises ont exprimé leur intérêt pour cette technologie, dont la région Bourgogne Franche-Comté. « Ces trains permettront de couvrir les zones non électrifiées. Alstom propose d’intégrer à la gamme Coradia Polyvalent (Régiolis) une version bi-mode électrique-hydrogène », précise Jean-Baptiste Eyméoud.

Les derniers trains commandés par la Région seront ainsi potentiellement convertibles en électrique-hydrogène quand la technologie sera au point, d’ici 2 à 3 ans.