Sparflex plus que jamais leader sur son marché

Isabelle Gruard, Directrice marketing et Christophe Mendez, Directeur général France de Sparflex viennent de rejoindre le Comité exécutif du groupe.

Un an après son rapprochement avec Enoplastic en avril 2020, le groupe champenois Sparflex (550 personnes employées en France pour un chiffre d’affaires de 60 M€) domine le marché mondial du surbouchage des vins et spiritueux et continue d’afficher des ambitions à la hausse.

Après un an de rapprochement entre les deux groupes Enoplastic et Sparflex, les dirigeants du spécialiste champenois du surbouchage des vins et spiritueux passent encore à la vitesse supérieure. Acquisition de nouvelles machines, augmentation de la capacité de production, poussée technologique… Oubliée l’année passée sous le signe de la pandémie, Sparflex confirme sa stratégie de croissance. « Nous avons vécu l’année 2020 à l’image de celle de nos clients champenois, à savoir une baisse moyenne de 15% de notre activité », souligne Christophe Mendez, Directeur général France. Un ralentissement conjoncturel qui ne freine donc pas les ambitions du poids lourd du surbouchage, bien au contraire. Son développement passe par un plan industriel ambitieux, affirme-t-on du côté du site historique, à Dizy, près d’Epernay. « Le groupe est très attaché au marché français et tient beaucoup à conserver sa production locale, une organisation des ventes locales, au plus près du marché. On peut être un groupe international et vouloir rester au plus proche de nos clients », insiste Isabelle Gruard, Directrice marketing du groupe.

« Deux piliers soutiennent notre croissance : l’innovation, qui nous permet d’accompagner nos clients avec des produits plus adaptés à leurs besoins et le développement durable, qui est devenu une préoccupation majeure de nos clients, des vignerons aux plus grands groupes », rappelle Christophe Mendez. Spécialisée dans la création et la production de produits à forte valeur ajoutée destinés au surbouchage des vins et spiritueux, Sparflex mise énormément sur ses capacités d’innovation en interne pour développer de nouveaux produits. Au cours des derniers mois ses services de R&D ont ainsi travaillé sur la création de machines destinées à renforcer l’outil de production de manière conséquente.

« Nous avons mis en place deux nouvelles machines de formage, développées en interne et installées sur nos sites de Dizy et de Reims, qui vont nous permettre d’accroître de 30% la production de coiffes haute de gamme », souligne le Directeur général, qui voit ainsi la position de leader de son groupe être confortée sur ce segment grâce à cet investissement aussi conséquent que confidentiel. Autre produit, autre investissement : une nouvelle machine, elle aussi développée au cours des derniers mois en interne par les services R&D du groupe, va entrer en production au cours des prochaines semaines sur le site de Oiry où sont produits les muselets. Désormais, 40 millions d’unités en plus devraient être produites chaque année « Nous sommes dans un groupe intégré, qui développe les machines, fabrique la matière première et élabore les produits finis », apprécie le directeur.

REVENIR AU NIVEAU DE 2019

Les équipes de Sparflex sont également pourvoyeuses du « complexe » (assemblage d’aluminium et de polyéthylène) pour ses propres coiffes mais aussi pour l’ensemble du groupe.« Nous avons la chance d’avoir une complexeuse, qui nous permet de fabriquer en extrusion la matière première des coiffes et capsules. Nous avons aussi fait évoluer cet outil de production pour suivre les besoins de tout le groupe », poursuit Christophe Mendez, qui table sur une augmentation de capacité de production de 20% de cette activité complexage. Celle-ci est d’ailleurs de plus en plus vertueuse, puisque réalisée à base de polyéthylène biosourcé, permettant de réduire considérablement l’empreinte carbone du produit. « Nous utilisons aussi une impression à base d’encre à eau, un véritable challenge technique qui permet de réduire de 21% notre empreinte environnementale », ajoute la Directrice marketing. À l’image d’une filière champagne en recherche constante de solutions environnementales d’un bout à l’autre de la chaîne de production, le groupe se montre lui aussi irrémédiablement tourné dans cette direction durable. D’autant que la coiffe est un outil emblématique de la communication du producteur, également pourvoyeur de son image de marque et porteur des notions de sécurité et de traçabilité du champagne.

Tous les types de produits travaillés par le groupe, à savoir les effervescents – champagne et mousseux – et les spiritueux ont forcément été impactés par la crise sanitaire. Le plus gros marché des effervescents, situé outre-Rhin, n’a pas été lui non plus épargné par la pandémie, même si la baisse d’activité (entre -4 et -7% pour les effervescents) y a été moins brutale qu’en Champagne (-18%). Le groupe Sparflex espère désormais reprendre une activité presque normale avec la levée des différentes restrictions, grâce aussi aux atouts déployés pour être fin prêt dès la reprise. « Avec nos capacités d’innovation et le redéploiement de nos équipes commerciales entre autres, nous avons les moyens pour rayonner sur le marché ».

Si l’objectif est de revenir a minima à hauteur des résultats enregistrés en 2019, malgré un début d’année 2021 poussif, la pénurie des matières premières ne facilite pas la tâche d’un groupe comme Sparflex. « Le fil de fer et la tôle utilisés pour les muselets sont deux matières premières très fortement challengées sur les marchés. Il en est de même pour l’aluminium et le polyéthylène. En tant que groupe d’envergure, nous avons la chance d’avoir pu consolider nos positions avec nos fournisseurs », souligne le Directeur général qui a donc pu sécuriser certains approvisionnements, ceux-ci restant à la merci des fluctuations du marché en termes de prix.

« Nous souhaitons être un leader davantage par nos capacités d’innovation que par les chiffres seuls », souligne Christophe Mendez, qui veut conserver le coup d’avance de Sparflex sur la concurrence. « C’est ainsi que nous nous démarquons. Matières premières, impression, marquage… nous développons toujours de nouvelles techniques que le marché ne connaît pas encore ». Des nouveautés qui seront présentées au cours des prochaines semaines et surtout lors du VITeff à Epernay en octobre prochain.

RAYONNEMENT MONDIAL

Créé par Michel Soutiran au début des années 80, Sparflex s’est, au fil des années, des succès commerciaux et des rachats de sociétés, imposé comme le spécialiste de l’offre packaging globale depuis la réflexion de marque à la pose de la capsule de muselet ou de la coiffe. En février 2020, le groupe s’est rapproché de l’italien Enoplastic pour déboucher sur un mariage en avril de la même année, en plein confinement, sous l’égide du fonds d’investissement COBEPA. Le nouveau groupe constitue donc le leader mondial incontesté du surbouchage des vins et spiritueux, fort de 12 sites industriels dans le monde (Italie, Espagne, Etats-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande) dont quatre en France (trois sites marnais à Reims, Dizy, Oiry et un à Hendaye). Un groupe qui pèse au total près de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires.

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