SEFAC, spécialiste mondial du levage poids lourd

La SEFAC dispose de son propre service pour assurer dans les meilleures conditions la maintenance et l’entretien des poids lourds routiers et des rames ferroviaires.

Leader dans la fabrication des systèmes de levage pour poids lourds, la PME de Monthermé fait rayonner les Ardennes partout dans le monde.

Après avoir successivement œuvré dans la boulonnerie (elle a pris part à la construction de la tour Eiffel en fournissant des rivets), l’estampage et la forge par la frappe à chaud de composants métalliques pour l’automobile et le ferroviaire, la société SEFAC, fondée en 1884, s’est ensuite diversifié en lançant, à l’initiative de Bernard Despas, une division levage. 

2 000 COLONNES DE LEVAGE PAR AN SUR LA BASE DE MONTHERMÉ 

Porté par l’export, ce secteur s’est développé au fil des années au point que la fabrication de colonnes de levage mobiles pour la maintenance des poids lourds et matériels ferroviaires est, désormais, l’unique activité de la PME de Monthermé. Seul fabriquant français dans ce créneau, la SEFAC permet donc à ses clients de travailler dans des conditions plus pratiques en facilitant le travail et l’ergonomie des mécaniciens. Entretenir ainsi les poids lourds est autrement moins contraignant que ce qui se faisait avant dans des fosses obscures et huileuses avec les mains toujours en l’air. « On lève des bus de ville et de tourisme, des autocars, des camions de transport de fret et également des TGV, des trains, des tramways et des métros en assurant plus de 50 % des parts de marché en France pour tout ce qui est routier et plus de 70 % pour le rail. Sur le territoire national où nous avons la particularité de vendre en direct sans passer par un distributeur, nous fournissons aussi 90 % du parc de levage des tramways. Plus de 2 000 colonnes de levage sortent ainsi de notre usine durant l’année », détaille Emmanuel de Rohan Chabot, le PDG d’Estampage Forge Ardennes Champagne, fondé en 1888 par Emile Despas dont les descendants ont dirigé l’entreprise jusqu’à 1995. 

Impactée comme beaucoup d’autres par la pandémie, l’entreprise baraquine a perdu 10 % de son chiffre d’affaires. « Mais, parce que les moyens de transport, même s’ils sont moins remplis, restent sollicités par les usagers en période de crise, l’activité de maintenance persiste et demeure dynamique. Ce qui nous a permis de sauver les meubles. Certes, on a dû recourir au chômage partiel mais on a gardé la totalité de nos effectifs. Il n’y a donc pas eu trop de dommages collatéraux », souligne le patron. La SEFAC a pu continuer de fournir les sociétés gestionnaires des flottes de transports urbains, les constructeurs de véhicules de transport (Renault, Mercedes, Iveco, Volvo entre autres), les aéroports, les fabricants de matériels, les acteurs du ferroviaire et les réparateurs et garages indépendants. Tout en préservant une activité de services après vente. 

TROIS FILIALES À L’ÉTRANGER 

Pour l’exercice 2021-2022 qui commencera en avril, la SEFAC possède un carnet de commandes bien rempli jusqu’en juin. « Mais on a tout de même moins de lisibilité qu’à l’habitude », remarque Emmanuel de Rohan Chabot. Outre le siège de Monthermé où elle emploie 64 CDI et 5 intérimaires, la SEFAC compte quinze autres collaborateurs dans trois filiales implantées en Espagne (Colsada), en Angleterre (Birmingham) et aux Etats-Unis (Philadelphie). Ce qui lui permet d’écouler les deux-tiers de ses produits à l’étranger. 

Reconnue pour son expertise, l’unité ardennaise a décliné ses colonnes partout dans le monde en équipant notamment des villes comme New York, Tokyo, San Francisco ou Birmingham sans oublier Paris et Lyon. Soit un parc installé de 60 000 colonnes pour 10 000 clients. 

Ces dernières années, elle a pris part aux chantiers du tramway de Reims, rénové les systèmes de maintenance du métro de Lille, signé avec l’armée française un contrat de systèmes de levage pour les nouveaux engins blindés de différents régiments.

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