Réseau de chaleur : concilier environnement et économie

La chaufferie des Valendons comporte 3 chaudières biomasse, deux de 8 MW et une de 4. Ce sont des chaudières composées de deux chambres, l’une de combustion et l’autre de post-combustion. On monte en général à 950 degrés, soit 90 % des possibilités. Lorsque la chaleur part vers les cheminées, elle est à 100 degrés. (Photo : Journal du Palais)

Sodien exploite par Délégation de service public (DSP) le réseau de chauffage urbain de l’ouest dijonnais. Sa préoccupation est d’optimiser son mix énergétique entre efficacité, coût et impact environnemental. Le raccordement prochain de l’usine d’incinération participe de cet équilibre. Comment chauffer des bâtiments collectifs avec la chaleur la plus verte possible tout en maîtrisant les coûts de production? Le défi, de taille, nécessite des arbitrages permanents entre rentabilité économique et écologie. À Dijon, Sodien en est un exemple. L’entreprise filiale du groupe Coriance exploite depuis 2013 le réseau nord-ouest de l’agglomération, suite à la Délégation de service public (DSP) concédée pour 25 ans par la métropole dijonnaise. Elle a depuis mis du vert dans le mix fossile des deux réseaux existants, Fontaine-d’Ouche et Chenôve, avec des équipements gaz en cogénération (productions de chaleur et