Quand le local concurrence la grande distribution

Dans un village de 500 habitants, “Le comptoir de Raphaël” réconcilie économie et production régionale. Si le locavore a eu la cote pendant le confinement, Séverine Gauthier et André Sediki, propriétaires du Comptoir de Raphaël – du nom de leur fils -, à Saint-Jean aux Amognes (500 âmes à 17 kilomètres de Nevers) n'ont pas attendu d'y être obligés pour faire la promotion des produits régionaux. Pour cet importateur qui travaille pour la restauration, la Nièvre est un nouvel Éden ; pour Séverine Gauthier, en revanche, un retour aux sources : « Mon grand-père était cafetier-épicier à Billy-Chevannes, près d'ici, et la ferme appartenait à mon père ». Une génétique agricole et commerciale rurale qui a séduit le couple : « J'étais installé à Rungis, mais Rungis n'est plus ce que c'était. J'entendais toujours Séverine rêver de la réhabilitation de cette ferme. Puis je m'y suis toujours senti chez moi », explique André. En 2016, c'est chose
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