Quand la beauté passe par le #bonheur

Anthony Gayraud et Julien Bardou. Ils ont lancé en novembre dernier une nouvelle marque de cosmétiques écoresponsable et certifiée bio.

Sens, transparence et émotion, ces trois mots reflètent l’esprit de la nouvelle marque de cosmétiques et produits bien-être #bonheur. C’est autour de ce concept qu’Anthony Gayraud et Julien Bardou ont démarré en 2019 leur aventure toulousaine après avoir implanté, au sein de groupe Panther, la marque France Arnaud Paris sur le marché français, notamment auprès des pharmacies pendant trois ans. « À l’époque, j’ai recruté Julien pour étoffer la partie commerciale. Il est devenu aujourd’hui mon associé. Nous avons constaté un fort décalage entre ce que les marques en pharmacie pouvaient proposer et les attentes des clients. Aujourd’hui, les consommatrices ne croient plus aux effets miracles martelés par les marques. Nous avons donc voulu donner un sens à la consommation avec de la transparence, une éthique, le tout porté par une communauté », relève Anthony Gayraud, passé également par le groupe Pierre Fabre. Pour les deux compères, la beauté, c’est avant tout être bien dans sa peau. Ils ont ainsi développé une marque autour du bien-être intérieur avec, pour l’heure, des compléments alimentaires (microbiotes), différents cosmétiques et deux parfums de maison « imaginés par Olga Alexandre, spécialiste en thérapie olfactive. »

Les deux créateurs tiennent également à partager une éthique écoreponsable. Ils se sont ainsi restreints dans la composition de leurs produits labélisés Ecocert. « Nous n’avons que 15 principes actifs. Nous avons fait le choix de l’efficacité et de la simplicité, tout en apportant texture et senteur, au même titre que les produits conventionnels. La qualité prime sur la quantité. Aujourd’hui, nous avons 20 références. Nous visons une quarantaine au maximum », détaille le trentenaire. La marque #bonheur s’inscrit, en marge, dans une démarche zero-déchet. Des produits résolument bio, écolos et made in France à 80 %. « Nous collaborons notamment avec le laboratoire Lebeau à Grisolles et le fournisseur d’ingrédients cosmétiques Sollice Biotech à Bergerac. » Les matières premières sont principalement issues de France, de Suisse et d’Allemagne. Un choix qui « nous a d’ailleurs sauvé lorsque l’usine a brûlé cet été. Sans ça, nous aurions dû attendre des mois avant de relancer la machine », avoue-t-il.

Si la crise a retardé le lancement de la marque initialement prévu au printemps 2020, le duo a désormais passé des accords cadres avec plus de 300 pharmacies « qui représentent 80 % du chiffre d’affaires des marques cosmétiques dans l’Hexagone », visant ainsi le territoire national avant de lever des fonds pour se développer à l’export. Pour autant, les entrepreneurs n’oublient pas la force du digital. « Nous souhaitons décloisonner le digital du retail, pour créer une expérience complète », avec une communauté qui atteint la barre des 1000 abonnées, propulsée par 15 influenceuses #bonheur. Autre choix stratégique, la marque se veut solidaire : pas de promotion mais un pourcentage du prix d’achat à dépenser pour d’autres marques partenaires qui partagent ses valeurs.

Les fondateurs projettent ainsi de générer 2,6 M € de chiffre d’affaires pour 2021 et de doubler leur équipe, regroupant pour l’heure six collaborateurs.

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