Préparer le terrain pour la reprise

Christophe Bosson, nouveau directeur général de la Banque Populaire Occitane et Catherine Mallet, présidente du conseil d’administration de la BPO, ont présenté le bilan 2020, lors d’une conférence de presse qui a eu lieu le 28 avril dernier.

L’heure du bilan a sonné pour la Banque Populaire Occitane. Des résultats encourageants malgré la crise.

Satisfaction pour la Banque Populaire Occitane (BPO) qui a réussi, selon Christophe Bosson, son nouveau directeur général, à limiter la casse en cette période mouvementée qui restera sans aucun doute dans les annales avec une mobilisation forte auprès des entrepreneurs occitans. En effet, 4 Mds€ ont été injectés en région pour soutenir le tissu économique à flux tendu.

AIDER LE TISSU RÉGIONAL

La banque a ainsi distribué 8 300 PGE pour un montant de plus d’1 Md€. Près de 28000 reports d’échéances de crédits professionnels ont été accordés pour un montant global de 243 M€. En marge, la banque a procédé à une augmentation de capital de 8 M€ de sa filiale de Capital Investissement, Multicroissance, porté désormais à 83 M€ pour accompagner en fonds propres les entreprises occitanes via une participation du capital ou des obligations convertibles.

PNB EN LÉGÈRE HAUSSE

La BPO enregistre une progression de 0,6 % du produit net bancaire (PNB) qui atteint 348,7 M€, un résultat brut d’exploitation de 111,6 M€, et résultat net à hauteur de 68,2 M€. Un bilan qui peut notamment s’expliquer par le nombre de PGE accordés aux entreprises et l’accumulation d’épargne sur les comptes de ses clients. « Nous avons su faire preuve de résilience, se félicite Christophe Bosson. Nous avons réussi à stabiliser notre PNB, grâce à une marge nette d’intérêt qui a progressé de 11 %, qui résulte d’une dynamique commencée en 2018. Ces stocks ont permis d’engendrer des rendements de crédit et ont compensé des commissions en baisse de 6 %, due à une activité au ralenti, qui s’établissent à 148,40 M€ ». Ces résultats sont également portés par un coût du risque maîtrisé compte tenu du recul de 25 % des défaillances d’entreprises entre 2019 et 2020. « Notre coût du risque est passée de 16M€ à 26,8M€, notamment alimenté par des provisions sectorielles collectives et qui n’est donc pas lié aux défaillances d’entreprises. L’objectif est d’amortir les mois à venir qui s’annoncent difficiles avec l’arrêt des aides publiques. Nous estimons que certaines entreprises vont connaître plus de difficultés en 2021 », pointe le directeur général.

PROGRESSION DES ENCOURS DECRÉDITSDEPLUSDE13%

Malgré les effets en cascade de la pandémie qui a secoué le monde économique, les résultats commerciaux affichés par l’établissement, fort de 583 000 clients, restent encourageants, avec une production de 4,3 Mds€ qui permet une progression des encours de crédits de plus de 13%. « Hors PGE, la BPO a enregistré en 2020, un nouveau record historique dans la production de crédits. Malgré la crise, les particuliers et les entreprises ont poursuivi leurs projets d’investissements. » Au total, 46 900 projets de vie ont été financés dans les huit départements dont 11 900 projets immobiliers (+8,6%). L’établissement bancaire a également soutenu 10 500 projets d’investissements professionnels, dont une progression de 4 % dans le domaine de l’agriculture. Le fruit d’une dynamique lancée il y a deux ans. « Nous avons vocation à développer ce secteur qui a un potentiel très important en Occitanie », indique le directeur général. L’établissement accélère également les financements de projets dédiés à la croissance verte.

La collecte d’épargne a atteint, quant à elle, 2 Mds€ permettant une progression des encours de ressources monétaires de + 15 %. « Cette hausse est liée à un réflexe d’épargne plus important de la part de nos clients qui ont privilégié la sécurité. Notre épargne contractuelle, a d’ailleurs, progressé de 10 %. Mais les PGE représentent le véritable moteur des dépôts dont une grande partie est restée finalement sur les comptes. Si au départ, l’idée était de rembourser rapidement, les chefs d’entreprise ont finalement joué la carte de la prudence et ont préféré à 70 % amortir les PGE. »

LE DÉFI DU DIGITAL

La banque n’a pas lésiné sur les moyens pour se réinventer et adapter ses process notamment en misant sur le digital. L’établissement a également recruté 130 collaborateurs en CDI et 143 alternants, et prévoit d’étoffer ses équipes d’une centaine de personnes supplémentaires en 2021.

Si le ciel est pour l’heure encore assombri, le DG reste toutefois optimiste quant à une reprise progressive de l’activité au sortir de ce troisième confinement. « Nous devons accompagner la reprise et soutenir le tissu économique et l’emploi dans les départements. De par notre connaissance du terrain, nous privilégierons une approche humaine de l’entreprise, plutôt que sectorielle », souligne Christophe Bosson. De son côté, Catherine Mallet, présidente du conseil d’administration de la Banque Populaire Occitane conclut : « 93,5 % des résultats de l’année sont ainsi consolidés, comme habituellement, dans les fonds propres, renforçant les moyens de la banque et sa résilience. »

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