« Pour les fêtes de fin d’année, pensez aux commerces de proximité »

Agnès Pannier-Runacher

En visite à Dijon, la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher a rencontré les commerçants et artisans de proximité aux côtés de Denis Favier, président de l’association Shop in Dijon, entre autres.

À quelques jours du “Black Friday”, Agnès Pannier-Runacher est venue à Dijon lancer un appel en faveur des commerces de proximité.

Mardi 26 novembre, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher, est venue rendre visite aux commerçants et artisans du centre-ville dijonnais. Accompagnée de personnalités telles que Denis Favier, président de la fédération des commerçants du centre-ville Shop in Dijon, Regis Penneçot, président de la délégation de Côte-d’Or de la Chambre de métiers et de l’artisanat, Xavier Mirepoix, président de la CCI de Côte-d’Or, et Pierre Goguet, président de CCI France, Agnès Pannier-Runacher a profité de sa venue à Dijon pour lancer un appel en faveur des commerces de proximité à l’approche des fêtes de fin d’année. « L’objectif, c’est d’inviter l’ensemble des Français à prendre le temps de la déambulation et à revenir chez leurs commerçants de proximité. Il faut revenir chez ces commerçants parce qu’aujourd’hui, ils ont les difficultés économiques qu’ils ont traversé notamment l’année dernière avec le mouvement des Gilets Jaunes qui a fortement impacté Dijon, mais aussi parce que de manière plus profonde, le commerce se transforme et les Français qui sont à la fois très attachés à leurs commerçants de proximité n’y retournent pas forcément régulièrement », explique la secrétaire d’État. Tel un défi, Agnès Pannier-Runacher appelle donc les Français à privilégier les achats, notamment pour les fêtes de fin d’année, chez leurs commerçants et artisans de proximité. «Plutôt que d’acheter sur des plateformes numériques étrangères qui ne paient pas leurs impôts en France et s’avèrent fréquemment peu voire pas du tout regardantes sur le respect des normes de sécurité en vigueur dans l’Union européenne, privilégiez le commerce français, vos commerces de proximité ou vos enseignes habituelles : c’est bon pour notre économie, c’est bon pour l’emploi et c’est bon pour nos territoires », a-t-elle déclaré. Des propos soutenus par Denis Favier. Pour le président de Shopin Dijon, « c’est à nous, commerçants et artisans, acteurs fondamentaux du centre-ville, de tenter d’attirer la clientèle par la mise en place d’offres et d’innovations afin d’entrer dans un cercle vertueux de consommation ». Fanny Favorel-Pige nuance toutefois sur le commerce en ligne. Pour la secrétaire générale du Conseil du commerce de France, « l’objectif est d’amener le commerce français à être dans une stratégie omnicanale. Les commerçants doivent percevoir le web comme un outil pour attirer de nouveaux clients, apporter de nouveaux services, voire même proposer davantage de produits sans avoir à pousser les murs ».

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