Petit Bateau vogue vers la production à la demande

Petit Bateau va aussi investir trois millions d’euros pour réduire l’impact environnemental de son atelier de teinture à Troyes.

Un investissement de 2 millions d’euros pour le fabricant troyen et une aide de 650 000 euros du plan de Relance pour un équipement mutualisé.

Le plan de Relance permet aux entreprises de mener à bien leurs projets d’investissements industriels en dépit des incertitudes liées à la crise sanitaire. C’est le cas de Petit Bateau qui lance, en 2021, un vaste programme de modernisation de son outil industriel troyen. Un investissement de 2 millions d’euros pour le fabricant troyen de vêtements pour enfants qui entend plus que jamais s’appuyer sur son savoir-faire industriel pour relever de nouveaux défis. 

Dans ce cadre, Petit Bateau bénéficiera d’une aide de 650 000 euros au titre du fonds de soutien aux projets industriels prévu par le plan de Relance de l’État. En substance, Petit Bateau entend réorienter son outil industriel, et en particulier celui historique de Troyes qui compte plus de 500 salariés, en plateforme de production à la demande. « Nous passons d’un schéma où la production était basée sur des prévisions de ventes à un autre fonctionnement dans lequel la production s’adapte très rapidement aux ventes réalisées et aux produits les plus demandés », résume Jean-Marc Guillemet, le directeur des opérations de Petit Bateau. Une stratégie permettant de réduire les stocks et les risques d’invendus et de concentrer ses capacités de production sur les articles à fort potentiel commercial. Pour y parvenir, l’industriel troyen va s’équiper cet été d’une machine d’impression numérique en continu capable d’imprimer sur les rouleaux de tricot à la demande. Toujours dans l’objectif d’accroître la réactivité et de réduire les délais de fabrication, Petit Bateau investit dans des équipements automatisés de coupe à la demande. Si cet investissement a retenu l’intérêt de l’État, c’est aussi parce que Petit Bateau est bien décidé à mettre à disposition d’autres entreprises de la filière textile auboise, dans le cadre du Pôle d’Excellence Maille 4.03, cette plateforme de production à la demande. Stéphane Rouvé, préfet de l’Aube a d’ailleurs visité l’usine troyenne de Petit Bateau et rencontré ses dirigeants. 

PRODUIRE AUTREMENT 

Le fabricant de vêtements pour enfants est véritablement en pointe dans l’évolution du schéma de production au sein de la filière textile. Par exemple, pour introduire toujours davantage d’agilité dans l’ordonnancement de son atelier de tricotage. C’est notamment ce que va permettre de faire un logiciel élaboré par une thésarde de l’UTT, en lien avec la start-up auboise Opta LP, doté d’algorithmes spécifiques. Petit Bateau travaille avec l’Université de Technologie de Troyes et a d’ailleurs rejoint la chaire « Connected Innovation » en décembre dernier (PAMB 7893 ). Et ce n’est pas fini côté investissements. Petit Bateau envisage également d’investir trois millions d’euros pour réduire encore l’impact environnemental de son atelier de teinture. 

L’objectif recherché étant de réduire de 50 % la consommation d’eau nécessaire aux opérations de teinture et diminuer les besoins en énergie. Le fabricant troyen possède à Troyes un outil industriel présent sur tous les secteurs de la chaîne de fabrication, depuis le tricotage du fil à la teinture, en passant par la coupe et la confection. À cela s’ajoute la plateforme mondiale du parc logistique de l’Aube. 

Toutes les conditions sont réunies pour que la réactivité et les capacités d’adaptation aux évolutions du marché deviennent des atouts stratégiques de premier ordre face à la concurrence. 

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