« On peut diminuer la dépense publique sans sabrer le social »

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À l’occasion de la sortie de son livre Les 10 préjugés qui nous mènent au désastre économique et financier, entretien avec Jacques de Larosière, ancien président du FMI et ex-gouverneur de la Banque de France. Vous remettez en cause l’analyse keynésienne, tout en recommandant de s’appuyer dessus pour relancer l’économie... « Si je peux me permettre, je n’ai pas mis en cause l’analyse keynésienne. Au contraire, j’ai montré qu’elle a apporté un souffle nouveau à l’économie. La stimulation de la demande interne a été très positive. Ce que je remets en question, c’est l’usage, depuis Keynes, qui s’est établi : à savoir, faire durer la stimulation. Keynes était un économiste qui voulait lutter contre les baisses de conjoncture, mais pas de manière pérenne. Après la stimulation, on s’arrêtait, puis le cycle économique reprenait. Ce que je conteste, c’est de faire cela tout