L’industrie plus que jamais soutenue dans le cadre de France Relance

La Fonte ardennaise bénéficie d’aides dans le cadre de France Relance pour un projet de traitement et de recyclage de sable.

La ministre de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, déléguée auprès du ministre de l’Economie a présenté le bilan 2020 du fonds d’accélération des investissements industriel, dans le cadre du plan France Relance. Dans le Grand Est, 35 projets ont été accompagnés.

D’entrée de jeu, la ministre chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a tenu à rappeler que la majorité des projets industriels accompagnés l’était dans des territoires ruraux, à 70% sur des communes de moins de 20 000 habitants, et cela afin de souligner que la politique menée par le gouvernement n’était pas une politique parisienne mais bien un engagement sur tout le territoire. « L’industrie est la colonne vertébrale de notre économie », a-t-elle insisté. Une prise conscience post crise sanitaire avec les conséquences que l’on connaît ? « Notre priorité est de soutenir des projets dans le cadre de relocalisation », martelait-elle. Ainsi, en 2020, ce ne sont pas moins de 448 projets d’industrie qui ont été accompagnés et soutenus, soit 240,2 millions d’euros d’aides. « 10 428 emplois ont été créés par ces projets, cela est d’autant plus important de le signaler que 69% d’entre eux sont situés dans un territoire fragile. »

CHAQUE RÉGION PEUT “SORTIR SON ÉPINGLE DU JEU”

Pour contextualiser le tout, la ministre a rappelé que le plan France Relance, c’est 100 milliards d’euros dont 35 milliards consacrés à des projets d’énergie décarbonnée, à la relocalisation, la modernisation ainsi que l’innovation. Maintenir la compétitivité des entreprises françaises à l’international, mais également répondre aux grands défis du secteur sont au cœur du fonds d’accélération : « C’est un plan immédiat, 600 000 entreprises sont d’ailleurs directement concernées par des baisses d’impôts de production, pour un montant total de 10 milliards d’euros, tout ça dans le but de soutenir ce secteur. » En 2021, un milliard supplémentaire sera injecté, dont 700 millions pour l’industrie du futur et 300 millions répartis entre l’appel à projets « résilience » portant sur la localisation ou la relocalisation de production en France dans cinq secteurs critiques (santé, agroalimentaire, électronique, intrants industriels, et 5G). « Chaque région peut sortir son épingle du jeu », a souligné Agnès Pannier Runacher, incitant les porteurs de projets à se manifester selon l’adage « premier arrivé, mieux servi » ; tout en rappelant aussi « le soutien des Régions dans le plan France Relance ».

Ce sont en effet pas moins de 24 millions qui sont arrivés en complément de soutien dans ces projets grâce aux instances régionales. « Un projet sur deux sélectionné l’est dans le cas de localisation ou relocalisation. » À la fin du premier trimestre 2021, c’est une enveloppe de 150 millions, soutenant 300 projets supplémentaires qui aura été débloquée. « Nous souhaitons faire du sur-mesure avec les collectivités territoriales, nous expérimentons d’ailleurs des projets collaboratifs d’industrie pour un maintien des compétences. » C’est le cas par exemple du CFAI de Champagne Ardenne consacré à la fabrication additive à Charleville-Mézières. « La priorité est donnée aux projets de formation professionnelle et d’apprentissage pour les métiers industriels en tension et les métiers de demain », relevait à ce sujet la ministre.

Dans le détail, dans le Grand Est, en 2020, 35 projets accélérés ont été soutenus, pour un montant global de 19,3 millions d’euros d’aides. En Champagne-Ardenne, on peut signaler les projets de Sphere Papier, Hanon Systems et la Fonte Ardennaise(08) mais aussi d’autres projets comme l’Atelier d’Ariane à Lavau (10) (voir pamb 7901) ou encore Lebronze Alloys à Suippes (51). Au total, sur ces 35 projets, 447 emplois sont créés et 7 149 maintenus.

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