Licenciement pour propos racistes

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Des propos humiliants et répétés à connotation raciste d'un salarié constituent nécessairement une faute grave justifiant son licenciement sans préavis. La faute grave d'un salarié rend impossible le maintien du contrat de travail et justifie sa rupture immédiate sans préavis, ni indemnités de licenciement. Il s'agit par exemple de violences, d'injures, d'ivresse, de harcèlement, de vol, d'insubordination, d'abandon de poste... La Cour de cassation a aussi jugé que la tenue de propos racistes d'un cadre envers un salarié constitue par principe une telle faute grave. En l'espèce, un vendeur de véhicules d'occasion, directeur de site, avait été mis à pied à titre conservatoire puis licencié sans indemnités pour avoir eu, pendant plusieurs années, un comportement insultant et humiliant de nature raciste à l'égard d'un de ses subordonnés. Le subordonné était désigné par des appellations telles que «arabe», «gnoul» ou «graine de couscous», et