L’Esirem pousse les murs pour intégrer le réseau Polytech

Construite contre le bâtiment actuel, l’extension de l’Esirem permettra de gagner 1.800 mètres carrés. (Crédit : Nicolas Guillot, Agence d’architectures)

En constante croissance, l’Esirem poursuit son développement et poussera les murs d’ici 2022. Son directeur, le professeur Albert Dipanda, ne cache pas sa volonté de voir l’Esirem devenir Polytech Dijon à l’objectif 2025. En attendant, l’établissement a obtenu un avis favorable du conseil exécutif pour devenir une école associée au réseau Polytech. 

Éternel optimiste, le professeur Albert Dipanda, directeur de l’École supérieure d’ingénieurs numérique et matériaux (Esirem), a reçu le Journal du Palais il y a quelques jours pour revenir sur l’année 2019-2020 et parler des projets en cours et à venir. « Le premier confinement, nous a en effet mis en distanciel dès le mois de mars et nous pouvons aujourd’hui reconnaître que 95 % des cours ont bien été effectués, grâce à la licence Teams payée par l’université de Bourgogne pour l’ensemble des étudiants et enseignants. Nous avons cependant rencontré quelques problèmes concernant les travaux pratiques et les stages obligatoires à l’étranger, mais globalement, l’année s’est correctement déroulée et terminée », détaille-t-il. Les chiffres d’admission parlent d’eux-mêmes. Les effectifs de l’école d’ingénieurs ouverte en 1991 ne cessent d’augmenter. « Il y a cinq ans, nous accueillions 360 étudiants. En croissance de 15 % par an, 560 étudiants ont passé les portes de l’Esirem en 2019 et 656 pour cette rentrée 2020 (+ 17 %) », observe Albert Dipanda.

Depuis la rentrée 2020, l’école dijonnaise qui a une antenne au Cameroun, a ouvert un nouveau département au Creusot (Saône-et-Loire). Ce dernier vient compléter l’offre de formation de l’école qui comptait jusqu’à présent deux départements : matériaux et informatique/électronique. En étroite collaboration avec l’UIMM 21/71 et le cluster RoboticsValley, l’Esirem propose même dans ce département une option en apprentissage sur trois ans, « une nouveauté », souligne le directeur de l’école content d’avoir pu accueillir cette année 26 étudiants. « Notre objectif est d’avoir 60 étudiants par promotion dans trois ans, lorsque nous aurons pris nos quartiers au Technopôle du Creusot. » En évoquant l’avenir de l’Esirem, Albert Dipanda est revenu sur les trois projets phares de l’école dijonnaise. « Nous avons mis en place, depuis la rentrée 2020, le parrainage de nos promotions de cycle ingénieur. Le CEA Valduc est notre premier parrain a accompagner tant financièrement que sur l’aspect pédagogique la nouvelle promotion de troisième année et ce pour une durée de trois ans. » 

OBJECTIF : POLYTECH DIJON

Pour pouvoir accueillir les étudiants sur son campus dijonnais, l’Esirem compte s’agrandir grâce à une extension de 1.800 mètres carrés qui jouxteront le bâtiment actuel. Le nouveau bâtiment imaginé et dessiné par l’architecte Nicolas Guillot, commencera à sortir de terre dès avril 2021 pour une livraison en décembre 2022. Ce dernier permettra à l’école de profiter d’une superficie totale de 5.000 mètres carrés, sans compter les 2.000 mètres carrés au Creusot, pour un investissement global de quatre millions d’euros, dont deux millions financés par la région, un million d’euros par l’université de Bourgogne et un million d’euros par Dijon Métropole. Autant de projets qui confortent la volonté d’Albert Dipanda de voir l’Esirem devenir Polytech Dijon à l’objectif 2025 : « Pour devenir Polytech, nous devons accueillir plus de 900 étudiants et respecter une norme de 10 mètres carrés par étudiant ». En attendant, l’Esirem devrait très prochainement devenir une école associée au réseau Polytech, puisque le Conseil exécutif a émis un avis favorable auprès du Conseil d’administration du réseau qui se réunissait jeudi 19 novembre, « une bonne nouvelle, tant pour la notoriété de l’école que de la ville »

  1. ALAIN BONNIN

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