Les cours criminelles expérimentées dans les Ardennes

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La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a annoncé l'expérimentation de cours criminelles durant trois ans. Ces nouvelles instances à mi-chemin entre le tribunal correctionnel et la cour d'assises constituent l'une des principales mesures de la réforme de la justice, adoptée en février par le Parlement. Les premières audiences sont programmées dès le 1er septembre dans sept départements dont celui des Ardennes (Le Calvados, le Cher, la Moselle, la Réunion, la Seine- Maritime et les Yvelines sont les autres départements concernés). Ces nouvelles cours jugeront les crimes punis de quinze à vingt ans de prison. On estime qu'environ 60% des affaires qui seront jugées dans ces instances concerneront des crimes sexuels. Selon l'arrêté du ministère de la justice, cette cour permettra de « rendre plus rapide le jugement des crimes et de limiter la pratique de la correctionnalisation ». Devant les sénateurs, en novembre, Nicole Belloubet avait déjà expliqué