L’égalité hommes-femmes à l’honneur

Les élèves de la 4e D du collège Joliot-Curie, à Reims ont créé un maillot de football pour promouvoir l’égalité.

«The 4e D project » mené par les 24 élèves du Collège Joliot-Curie, à Reims, visait à réaliser « le maillot de football le plus performant pour permettre à l’équipe de France (féminine) de remporter la Coupe du monde ». Le thème du projet avait été défini en octobre dernier par Laura Georges, ancienne joueuse internationale française et secrétaire générale de la Fédération Française de Football, dans le cadre de l’opération « Quand les métiers mènent à l’or » et du Tour de France de l’Egalité.

L’objectif pour la classe, majoritairement féminine (19 filles, 5 garçons), était de découvrir que de nombreux métiers que les filles « s’interdisent » parfois de choisir leur étaient accessibles, et de prendre conscience des enjeux d’une société égalitaire.

UN VRAI MAILLOT DE FOOT

François Millard-Rannou, principal du collège, rappelait – citant François Mitterrand – que « l’égalité n’est jamais acquise, c’est toujours un combat ». Avec les professeurs qui les ont accompagnés dans leur projet (Xavier Leganger et Nadia Boukhatem-Larkjaa), les élèves ont rendu compte de leurs expériences, et de leurs découvertes (visites d’entreprises, rencontres de personnalités, etc.).

In fine, ils ont répondu au défi que leur avait lancé Laura Georges en faisant fabriquer un maillot de football, dont ils ont conduit les différentes étapes de A à Z, jusqu’à sa réalisation par le Groupe Intersport. Et si ce maillot n’a pas été remis aux joueuses de l’Equipe de France (qui avaient déjà le leur !), Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, et Arnaud Robinet, maire de Reims, en ont reçu chacun un exemplaire – de même que les partenaires de cette opération.

À l’issue de la présentation, il y eut bien quelques larmes chez les collégiennes… Celles qui disent qu’une aventure enrichissante s’achève, au cours de laquelle on a grandi, on a mûri, tous ensemble. Et c’était bien le constat formulé par les deux professeurs, qui notaient que si les élèves se connaissaient peu au début de l’année scolaire, ce projet les avaient soudés, et que cette solidarité demeurerait comme un bel acquis.

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