L’économie auboise au ralenti

Dans le bâtiment, 90 % des chantiers de construction sont restés fermés.

L’économie auboise tourne au ralenti dans les quelques secteurs encore autorisés à ouvrir comme les commerces liés à l’alimentation.

Les institutionnels ont également mis en place des dispositifs exceptionnels pour répondre aux interrogations des chefs d’entre- prise aubois. La Chambre de métiers et de l’artisanat a déployé une cellule de crise pour les artisans joignable par mail (appui-covid19@cma-aube.fr) et par téléphone (03 25 82 62 00).

La CCI de l’Aube en a fait de même auprès de ses ressortissants en mettant à leur disposition une adresse mail (info.coronavirus@troyes.cci.fr) et un numéro vert :

0971009690

La CCI a aussi initié le principe, validé par le préfet de l’Aube, de réunions de crise pour faire régulièrement le point avec l’ensemble des partenaires du monde économique aubois (chambres consulaires, administrations, collectivités, organisations professionnelles,etc.). Les deux premières réunions, par visioconférence pour respecter les consignes sanitaires, ont eu lieu les 16 et 18 mars.

Les grandes unités industrielles sont à l’arrêt pour la plupart d’entre elles. C’est le cas de l’usine Michelin de la Chapelle-Sainte-Luc qui fabrique des pneus agricoles avec environ 900 salariés. La quasi-totalité des industries textiles de l’Aube ont également fermé leurs portes et renvoyé les salariés chez eux. Les entreprises de la filière agro-alimentaire, essentielle pour assurer l’alimentation de la population, continuent de tourner mais doivent faire face à la multiplication des arrêts-maladie et à des salariés invoquant le droit de retrait, malgré toutes les précautions sanitaires mises en place.

DES SITUATIONS DIFFICILES

La situation dans le secteur du bâtiment est très contrastée car si la poursuite des chantiers est autorisée sous certaines conditions, dans les faits 90 % des entreprises auboises du bâtiment ont cessé de travailler pour diverses raisons. Sur le plan de l’organisation, il est très difficile de trouver suffisamment de gel hydroalcoolique pour le personnel, et encore plus difficile de respecter les consignes de distanciation sur les chantiers et dans les camionnettes. De toute façon, ce sont bien souvent les clients eux-mêmes qui refusent l’accès aux chantiers des entreprises du bâtiment et de leurs salariés. Cependant, les entreprises du secteur qui peuvent avoir des activités dans les ateliers sont encore ouvertes. Parmi les autres entreprises autorisées à ouvrir mais qui ont des difficultés à le faire figure, par exemple, la réparation automobile. Les usines de fabrication et les grossistes étant à l’arrêt, il est très difficile pour les garagistes aubois de s’approvisionner en pièces détachées. D’autres professionnels aubois, en revanche, croulent sous le travail depuis le début de la crise, comme les experts-comptables, assaillis de questions par les entreprises et qui se sont organisés souvent en télé-travail.

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