« Le justiciable, acteur économique, souhaite que son litige soit traité rapidement »

Georges Richelme, président de la Conférence générale des juges consulaires de France.

Le droit est-il encore adapté à la réalité économique? Alors que les juges consulaires plaident pour une réforme, entretien avec Georges Richelme, président de la Conférence générale des juges consulaires de France, ancien président du tribunal de commerce de Marseille de 2012 à 2016. Le congrès national des tribunaux de commerce s’est tenu à Tours (Indre-et-Loire) récemment. Quels en étaient les thèmes de réflexion ? Quand j’ai été élu à la présidence de la Conférence générale des tribunaux de commerce, en décembre 2016, on sortait de la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle et il n’y avait rien dans les textes sur l’économie et la justice consulaire... C’est donc à nous, les juges consulaires bénévoles, de faire des propositions sur l’avenir de nos juridictions et la définition, aujourd’hui, de l’acte de commerce, dont dépend notre activité. C’est pour cette raison