La Licorne : un complexe hôtelier haut de gamme à Troyes

Troyes se dote d’un chantier ambitieux qui durera 18 mois, pour bénéficier de ce complexe hôtelier 5 étoiles. (Droits réservés)

L’investissement de 13 millions d’euros porté par le promoteur aubois Maxence Gublin s’adresse à la clientèle touristique et d’affaires.

C’est un projet ambitieux qui vient d’être lancé par le promoteur troyen Maxence Gublin, fondateur de G-Group, qui mène l’opération de transformation de l’ancienne caserne de gendarmerie du quai Dampierre en un complexe hôtelier haut de gamme. Propriétaire de l’hôtel de la Licorne dont les origines remontent au 16e siècle, le Conseil départemental de l’Aube l’avait mis en vente suite au départ des gendarmes en 2015. Une cession soumise à un cahier des charges portant notamment sur le développement de l’offre hôtelière premium. Le projet porté par Maxence Gublin a été retenu car il répondait à cet objectif. Le futur complexe hôtelier « la Licorne » comprendra un hôtel 5 étoiles de 53 chambres et suites, 1 restaurant dont l’objectif sera d’être étoilé, une piscine, un spa et un parking souterrain. Situé au centre-ville, à deux pas du centre des congrès, le complexe visera à la fois la clientèle touristique, notamment étrangère, et celle d’affaires, en particulier des séminaires d’entreprises. La première pierre vient tout juste d’être posée sur un chantier qui devrait durer 18 mois. Une fois en service, l’établissement emploiera 45 personnes sous l’enseigne Mgallery by Sofitel. L’investissement est à la hauteur des ambitions : 13 millions d’euros avec un engagement des banques (Caisse d’Épargne, Crédit Agricole et Banque Populaire), ainsi que la de la Banque des Territoires, actionnaire à hauteur de 33 % de la société portant cet investissement.

UNE INFRASTRUCTURE MANQUANTE

Il est vrai que Maxence Gublin connaît bien le secteur hôtelier troyen, notamment en ayant participé à la création de l’hôtel Kyriad de l’avenue Chomedey en 2016. «Troyes attire beaucoup de touristes demandeurs de prestations haut de gamme, étrangers ou de la région parisienne », fait remarquer le promoteur. Les statistiques confirment qu’entre 2010 et 2017, le nombre d’arrivées de touristes à Troyes a progressé de plus de 15 %, soit en moyenne de 2 % par an. Le but est donc de proposer un hébergement haut de gamme à ces touristes, mais aussi de bénéficier de la montée en puissance du tourisme d’affaires lié au centre des congrès, la clientèle troyenne trouvant son compte avec le restaurant, la piscine et le spa.

Un investissement salué par le président du Conseil départemental, Philippe Pichery, et le maire de Troyes, François Baroin. « Cette arrivée va renforcer l’attractivité de cette partie du centre-ville depuis le réaménagement des quais, la réalisation de la cité du vitrail, le pôle muséal et le centre des congrès », explique ce dernier.

Du pain sur la planche pour Maxence Gublin qui n’en a pas fini avec ses projets aubois, même s’il a déjà participé à la construction et à la rénovation de plus de 16 000 m2 de bâtiments dans l’agglomération. En 2018, il se portait acquéreur de l’emblématique domaine de Menois auprès de la Ville de Troyes et de ses 33 hectares d’espaces verts aux portes de l’agglomération. Le projet qui devrait y voir le jour sera également lié à l’hébergement avec, bien entendu, une forte dimension environnementale.

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