La formation fait de la résistance

Depuis le fondement de nos civilisations, la transmission des savoirs est perçue comme essentielle. La formation professionnelle permet en effet d’anticiper les besoins en compétences afin de s’adapter aux mutations du marché du travail. Véritable pilier de la croissance économique puisqu’elle permet l’innovation, l’accroissement de la productivité ou encore la compétitivité entre les entreprises, la formation est également un enjeu incontournable en termes d’employabilité et de sécurisation des parcours individuels. 

Si elle se faisait principalement de manière orale et grâce à la démonstration de gestes avant l’arrivée de l’imprimerie vers 1450, la transmission des connaissances a évolué au fil des siècles en même temps que les technologies.

Pas immédiatement désignée par le terme de formation professionnelle, celle-ci puise pourtant ses origines dans le Compagnonnage dont les pratiques remontent au Moyen Âge où de jeunes travailleurs étaient accueillis par différents artisans du pays pour s’aguerrir aux pratiques d’un métier. Les Compagnons du Devoir sont d’ailleurs à l’origine du principe de stage tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Ce n’est que plus tard, lors de la Révolution industrielle que les besoins en enseignement professionnel ont émergés et que des écoles prestigieuses telles que Polytechnique (en 1795) ont vu le jour. La fin des années 1950, marquée par une période de forte croissance éco- nomique, a constitué un autre tournant dans l’histoire de la formation professionnelle puisque le fait d’adapter la main-d’œuvre aux exigences de la production a été une nécessité. Il aura cependant fallu attendre les années 1960 pour que le métier de formateur apparaisse. La loi de 1971 a quant à elle donné lieu à la naissance du congé individuel de formation (CIF) et a posé les fondements du droit à la formation. Une décennie plus tard, la législation a par ailleurs renforcé le droit à la formation en direction des jeunes, considérés comme prioritaires. Depuis, la formation professionnelle a évolué selon les changements du monde du travail. Dernier bouleversement en date, la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, grand chantier du quinquennat d’Emmanuel Macron, adoptée en 2018. Également appelée Loi Avenir cette dernière a notamment réformé en profondeur l’assurance-chômage, l’apprentissage et la formation professionnelle. Une réforme à l’origine de nombreux changements et d’une réorganisation ressentis par la majorité des acteurs du secteur.

L’IMPACT DE LA LOI AVENIR SUR LA FORMATION 

À chaque réforme de la formation professionnelle, l’action de formation est profondément redéfinie. D’ampleur, la Loi Avenir s’est appliquée progressivement puisque les premières évolutions ont eu lieu en janvier 2019 et les dernières échéances sont prévues pour janvier 2022. Parmi les enjeux de cette grande réforme, la simplification de l’accès au Compte personnel de formation (CPF), encore largement méconnu par les salariés, leur permettant d’être autonomes dans leur parcours professionnel. En effet, le principal enjeu du CPF est de responsabiliser les salariés sur l’importance d’actualiser ou de développer leurs compétences surtout dans un contexte d’innovation et d’évolution des technologies pouvant rendre les connaissances rapidement obsolètes.

D’après Jean-Luc Regard, directeur Centaure Grand Est, le CPF constitue une révolution : « Le CPF permet d’alléger les charges de formation de l’entreprise tout en garantissant une qualité de formation aux salariés. En effet, les entreprises qui désirent encourager leurs salariés à suivre une formation peuvent leur proposer d’utiliser leur CPF. Il s’agit alors de CPF co-construit car cela émane d’un dialogue entre l’employeur et le salarié. La réforme présente l’autre avantage de permettre au salarié de choisir sa formation en toute autonomie et de la financer via son crédit CPF. On parle alors de CPF autonome. C’est une grande révolution car les salariés ont ainsi la capacité de choisir librement des formations qui correspondent à leurs besoins dans le cadre d’une évolution professionnelle ou l’acquisition de compétences nécessaires à une meilleure maîtrise de leurs missions, ou encore acquérir des savoir-faire destinés à mieux maîtriser leur environnement, voire leur bien-être au travail. » Sandrine Marlet, directrice de développement régional à l’Afpa de Bourgogne Franche-Comté détaille : « Nous allons devoir accompagner cette montée en puissance du CPF. L’application a modifié nos organisations de travail dans le sens où les apprenants sont guidés dans leurs choix de formation. C’est pour nous, une nouvelle manière de commercialiser la formation. »

Autre nouveauté avec la réforme, les formations qui peuvent être financées avec le CPF doivent être certifiantes ou diplômantes. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de formations sont découpées en blocs de compétences, un moyen de passer les certifications progressivement et à son rythme. « Le découpage des diplômes en blocs de compétences et non plus en connaissances et savoirs comme auparavant constitue un réel enjeu. Ces blocs, mis en place dans le cadre du CPF, permettent une offre modulaire et répondent aux attentes des usagers de la formation et de l’emploi », confie Philippe Thomas, directeur du Service commun de formation continue et par alternance (Sefca) de l’université de Bourgogne. « L’avantage de cette réforme est qu’elle positionne les salariés en fonction de leurs compétences et plus forcément en fonction de leurs diplômes », affirme de son côté Véronique Guillon, directrice du GEIQ et déléguée générale de l’UIMM de Côte-d’Or qui compte 200 adhérents. Selon Bernard Azelie, adjoint formation continue dans le cadre d’une délégation des régions académiques de formation professionnelle, initiale et continue, « les blocs de compétences nous permettent d’avoir une réponse de formation plus souple qu’auparavant. Grâce à ces blocs, les individus s’engagent dans une démarche de certification complète sur le long terme puisque, sauf exception, les blocs de compétences n’ont pas de durée limite de validité. Le CPF dans le cadre de cette réforme remet véritablement le bénéficiaire au centre de sa formation, c’est lui qui pilote son propre parcours. Par ailleurs, la limite fixée au CPF, qui n’est accessible que sur une offre certifiante, permet la sécurisation des parcours ». Aujourd’hui, le réseau Greta de Bourgogne formé par quatre Greta départementaux couvre l’ensemble du territoire grâce à ses 15 antennes et compte 480 parcours de formation éligibles au CPF.

CAP SUR LE DIPLÔMANT

L’article 6 de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » adoptée en septembre 2018 veut que les formations doivent déboucher sur une certification ou un diplôme. La formation tout au long de la vie des salariés avec à la clé un titre reconnu par le Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) doit en effet pouvoir garantir l’employabilité.

L’autre enjeu de la réforme, c’est l’obligation, pour les organismes de formation d’apporter la preuve qu’ils dispensent des prestations de qualité afin de bénéficier des financements du marché conventionnel. Pour ce faire, France Compétences a mis en place la certification Qualiopi. Si la date de mise en conformité avec la loi était initialement fixée au 1er janvier 2021, cette échéance a été repoussée d’un an en raison de la pandémie de coronavirus. Ainsi, le 1er janvier 2022, les organismes de formation financés par des fonds publics ou mutualisés de la formation professionnelle devront être certifiés selon un référentiel national unique (RNQ) baptisé Qualiopi.

« La certification Qualiopi a pour objectif de garantir la qualité du processus mis en œuvre par les prestataires de formation », explique Bernard Azélie (Réseau Greta Bourgogne). L’avantage de l’obtention de cette certification est double : la garantie de recevoir une formation de qualité, la rendre éligible au financement public. En tout, les organismes de formation doivent répondre à sept critères et 32 indicateurs d’appréciation établis par le RNQ. Parmi les critères observés, l’information du public concernant les prestations proposées, les conditions d’admission et les résultats, la définition précise des objectifs des formations et l’adaptation de leur contenu aux publics bénéficiaires, l’adaptation des modalités pratiques de suivi de la formation aux bénéficiaires, la pertinence des moyens pédagogiques mis en œuvre, le degré de formation et de qualification des formateurs ou encore l’investissement de l’organisme de formation dans son environnement professionnel ainsi que le recueil et la prise en compte des réclamations dans un processus d’amélioration continue.

L’APPRENTISSAGE, VOIE D’AVENIR

Redorer le blason de l’apprentissage. Tel était l’autre grand objectif de la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » initiée en 2018. Plus accessible, plus attractif aussi, l’apprentissage a connu une progression de 16 % en 2019 avec 368.800 jeunes apprentis. Un chiffre record pour cette voie de formation. Bousculé par la crise puis largement aidé, l’apprentissage a terminé l’année 2020 sur un nouveau record avec 420.000 contrats conclus. Élisabeth Borne, ministre du Travail, s’en est d’ailleurs félicitée en mentionnant l’un des rares points positifs offerts par l’actualité économique.

« Les mesures incitatives émanant du gouvernement ont attiré des profils au-delà de ceux qu’on recrute habituellement pour l’apprentissage. Malgré la crise, nous avons réalisé une très belle rentrée en septembre 2020.

Autre point positif, nous n’avons pas constaté un taux de ruptures de contrats plus important que sur les années précédentes », constate Alain Tomczak, directeur de l’École des métiers Dijon Métropole. Séverine Delidais, directrice Emploi formation au sein de la CCI de Côte-d’Or et de Saône-et-Loire : « Le plan de relance et les aides annoncées par l’État en soutien aux entreprises qui recrutaient un apprenti ont joué un rôle majeur dans le développement de l’apprentissage. On peut réellement parler d’effet d’aubaine. »

Emmanuel Boulay, directeur général de l’IFPA et président de la Fédération de la formation professionnelle de Bourgogne Franche-Comté salue ces mesures : « On remarque la volonté de favoriser cette voie d’avenir. Au niveau national, l’alternance est un vrai tremplin d’insertion avec 70 % d’accès à l’emploi ». Mais jusqu’à quand va durer la résilience de l’apprentissage ? « Il y a une grande prudence sur la reprise de l’activité des entreprises. Pour le secteur de la restauration par exemple, qui est très sinistré, il est pour l’heure inimaginable d’envisager des contrats d’apprentissage », précise-t-il. Philippe Thomas (Sefca/université de Bourgogne) dresse le même constat : « L’activité économique est compliquée ce qui a entraîné quelques ruptures de contrat. Cela nécessite une grande adaptation de nos métiers afin de parvenir à trouver d’autres contrats pour les jeunes concernés. Il ne fait aucun doute que le mélange réforme/crise sanitaire a placé certains organismes de formations en difficultés. On doit donc rester prudents sur l’avenir ». Alain Tomczak (École des métiers Dijon Métropole) acquiesce : « Nous vivons une période où le recrutement se calme, nous sommes très attentistes concernant la relance. C’est précisément à ce moment-là que nous mesurerons la capacité des entreprises à se lancer dans l’apprentissage ».

LA FORMATION À L’HEURE DU CORONAVIRUS

Pour bon nombre d’acteurs de la formation, la réforme et la survenue de la Covid-19 ont accéléré la mutation du secteur. La pandémie a par ailleurs entraîné un arrêt brutal de l’activité lors du premier confinement. « La crise sanitaire a eu l’effet négatif de retarder la vente de certaines formations », observe Sandrine Marlet (Afpa Bourgogne). Pour Florence Caramelle, chargée de missions VAE collective pour le Comité régional des certificateurs publics de Bourgogne Franche-Comté, la crise sanitaire a eu un réel impact puisque « les entreprises étaient, pour la plupart, dans une gestion de crise, ils étaient dans l’urgence, avec, bien souvent, des salariés en télétravail ou en chômage partiel… La formation ne faisait alors pas partie des priorités ». « Lors du premier confinement, nous avons été particulièrement mobilisés auprès des alternants qui n’étaient plus accueillis dans leurs entreprises dans une situation où l’employabilité immédiate était quasi impossible », se rappelle quant à lui Philippe Thomas (Sefca université de Bourgogne). Emmanuel Boulay (IFPA et Fédération de la formation professionnelle de Bourgogne Franche-Comté) dénonce une autre conséquence de la crise sanitaire, celle des coûts supplémentaires engendrés par l’application des gestes barrière. « Notre modèle économique a été modifié. Pour l’ensemble de nos 53 agences en Bourgogne Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes, l’achat de matériel lié à la lutte contre le virus a engendré des dépenses considérables sans parler du fait que les agences accueillent moins de stagiaires mais que nous continuons de payer les loyers… En d’autres termes, le modèle économique est devenu difficile car un pourcentage de frais fixes s’est ajouté et ces sommes sont compliquées à absorber. »

COVID-19 : GRAND ACCÉLÉRATEUR DE LA TRANSITION NUMÉRIQUE

En pleine évolution réglementaire, le secteur de la formation a également dû basculer en mode numérique à marche forcée pendant la crise. Cette dernière a d’ailleurs marqué un tournant dans la mutation numérique du marché de la formation professionnelle. « La crise nous a considérablement fait progresser sur la notion de distance. Le distanciel s’est ancré dans nos pratiques puisque nous tenons de plus en plus de réunions à distance, la partie théorique de l’ensemble de nos formations se fait désormais à distance. Si on n’apprend pas un métier totalement à distance, la formation semble avoir pris le pli du distanciel. L’équilibre entre présentiel et distanciel apparaît comme un schéma intéressant notamment pour des formations de courtes durées. Par ailleurs, Métis, notre plateforme de formation numérique met à disposition des ressources pédagogiques et fournit aux stagiaires et aux formateurs des outils pour accéder aux activités pédagogiques, échanger et travailler ensemble via des systèmes de forum, classe virtuelle ou encore de messagerie instantanée. Cette plateforme accessible sur smartphone, tablette ou ordinateur a notamment permis la continuité pédagogique pendant les confinements. Un point positif puisque 90 % de nos formations ont pu être poursuivies à distance », souligne Sandrine Marlet (Afpa).

Le Pôle formation UIMM Bourgogne 21-71 dont le rôle est de préparer les jeunes aux futurs besoins en compétences des entreprises de la métallurgie, est lui aussi passé en numérique à la vitesse grand V : « On a assuré une continuité pédagogique sur l’ensemble des formations grâce à des systèmes de formation à distance. Les TD et les vidéos ont notamment permis de garder le lien avec les apprenants. Nous avons souhaité poursuivre cet effort en dehors des périodes de confinement avec la création d’un catalogue de formation à distance. Si bien qu’aujourd’hui, l’intégralité des formations techniques disposent d’un parcours digitalisé. Nos efforts sur ce champ doivent par ailleurs se poursuivre en 2021 grâce à l’investissement de 400.000 euros dédiés à la transformation digitale. Nous collaborons d’ailleurs avec une start-up chargée de construire des maquettes numériques interactives mobilisant notamment la technique de la réalité augmentée. » Le réseau Greta de Bourgogne envisage lui aussi de « basculer 100 % de l’offre en distancielle pour pouvoir faire face à la demande émanant notamment des financeurs publics ».

QUELS FREINS POUR LA FORMATION À DISTANCE ?

Si l’année 2020 a été marquée par le numérique ce dernier se heurte malgré tout à des limites. « Nous pouvons travailler à distance à partir du moment où nos apprenants sont équipés. Certes, pratiquement tout le monde est doté d’un smartphone, tous n’ont pas encore d’accès à internet et cet outil reste limitatif. Toutes les familles n’ont pas forcément les moyens d’acheter des équipements performants. L’équipement est réellement un frein à cette forme d’apprentissage. Il est donc nécessaire de poursuivre nos efforts sur la digitalisation mais se pencher sur les problématiques de l’accès aux outils pour tous ou encore de la fracture numérique est primordial. Quoi qu’il en soit, le CFA de demain va requérir du présentiel et du distanciel », selon Antonio Bueno, secrétaire général de l’association régionale des CFA du BTP. Sandrine Marlet (Afpa) qui se félicite d’avoir pu assurer la continuité pédagogique pendant les confinements regrette également cet accès inégalitaire aux outils multimédias per-mettant la formation à distance : « L’accès au numérique qu’il s’agisse de matériel mais aussi de connexion de qualité, n’est pas égal pour tous. C’est la raison pour laquelle en plus des outils en ligne mobilisés, nous avons également eu recours au téléphone. » La CCI de Côte-d’Or et de Saône-et-Loire observe aussi ce fléau : « Par exemple, les demandeurs d’emploi ne sont pas forcément équipés, d’autres publics ont des problèmes de réseau. Il faut ajouter que la couverture est loin d’être optimale sur l’ensemble des territoires. S’ajoute le problème de la non maîtrise des outils informatiques permettant le travail à distance. Il est néanmoins important de rappeler que de nombreuses aides notamment par le biais des opérateurs de compétences (Opco) ont été débloquées pour justement permettre le financement de PC portables aux apprentis ». Au-delà des barrières matérielles, Philippe Thomas, directeur du Sefca rappelle l’importance de l’hybridation entre présentiel et distanciel : « On arrive à des limites d’accompagnement. Nous essayons d’avoir des échanges réguliers avec les jeunes alternants afin de briser l’isolement. Le présentiel permet d’éviter le décrochage ». 

Textes du dossier : Militine Guinet. Photos : freepik (sauf mention contraire).


L’ÉCOLE DES MÉTIERS VA FAIRE PEAU NEUVE

Les premiers coups de pelle sont prévus pour juin 2021. L’ex CFA La Noue créé en 1975 va s’agrandir pour développer tout un ensemble destiné à l’installation de laboratoires. « L’idée est de remettre à nue toute la structure porteuse et de rénover l’intégralité des équipements du pôle métiers de l’alimentation, hôtellerie-restauration et commerce », annonce Alain Tomczak, directeur de l’École des Métiers Dijon Métropole. Le coût de l’investissement global du projet s’élève à 12,5 millions d’euros. « Nous avons défini un séquençage des travaux par zone pour des questions de maintien de l’exercice en site occupé. Nous avons par ailleurs fait l’acquisition d’un bâtiment voisin qui fera office de zone de transition et accueillera provisoirement les cuisines. » Alain Tomczak l’assure : « Il n’y aura pas d’interruption des formations. »


Témoignage : Jean-Luc Regard, directeur Centaure Grand Est

« La formation Card Pro, est élaborée et développée par Centaure, elle est certifiante et donc, bénéficie du CPF… Évidemment, nous prévoyions de faire une année 2020 record grâce à l’arrivée du CPF. Malheureusement, la Covid-19 est passée par là. Cependant, le nombre de stagiaires Card Pro n’a diminué que de 28 % en raison de la crise sanitaire, nous sommes donc conscients de l’impact positif du CPF puisque le recul de notre activité a été moins fort qu’attendu. De surcroît, notre pourcentage d’inscrits concernés par le CPF autonome (qui permet au salarié de se former sans l’accord de son employeur hors de son temps de travail), soit 13,5 %, est supérieur à la moyenne nationale qui est de 9,26% ». En 2020, c’est 1.342 stagiaires reçus dans le cadre des formations professionnelles destinées aux entreprises et 1.025 stagiaires inscrits lors d’une démarche personnelle qui ont été accueillis dans les locaux de Centaure à Gevrey-Chambertin. Pour cette année 2021, Centaure mise sur les solutions alternatives innovantes avec un nouveau module de formation professionnelle intitulé Préventif premium. « Non finançable par le CPF en raison de sa courte durée, sept heures, ce module va permettre aux entreprises d’envoyer leurs salariés en formation sur une journée. Cette solution est aussi plus abordable en termes de coût. L’autre enjeu de cette année est le développement de la formation à distance. Nous envisageons notamment la mise en place de solutions en e-learning qui permettraient de répondre à la demande grandissante avec le recours généralisé des entreprises au télétravail. Cette offre devrait être déployée dans le courant du second trimestre 2021. » Enfin, depuis quelques semaines, Centaure propose une formation inédite en France à la conduite d’engins agricoles. Si les inscriptions ont été ouvertes en décembre dernier, la formation comptait déjà 89 inscrits début janvier. « Nous nous sommes inspirés des formations déjà proposées en Suisse. Là-bas, suivre une formation de ce type est obligatoire pour un salarié agricole. En France, bien qu’il n’y ait pas d’obligation, les engins, qu’il s’agisse de leurs gabarits ou de leur vitesse, ont évolué. Il nous apparaissait donc nécessaire d’accompagner l’évolution technologique du matériel. Par ailleurs, dans une note de janvier 2019, l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) fait état de 984 accidents impliquant un tracteur agricole entre 2013 et 2017. Sur les 984 accidents, 201 personnes ont perdu la vie et 1.073 personnes ont été blessées. »


FRANCE COMPÉTENCES ET RNCP, QUÉSACO ?

Créée le 1er janvier 2019 dans le cadre de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, France Compétences a pour mission d’assurer le financement, la régulation et l’amélioration du système de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Il s’agit de l’unique instance de gouvernance nationale de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Placée sous tutelle du ministère en charge de la formation professionnelle, France Compétence est responsable du Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et du répertoire spécifique (RS) qui se substitue à l’Inventaire pour les certifications et habilitations correspondant à des compétences professionnelles complémentaires aux certifications professionnelles.


L’AVANTAGE D’UN TITRE CERTIFIÉ AU RNCP

Un titre inscrit au RNCP est une certification ou un diplôme professionnel dont le niveau est reconnu par l’État. Ce titre vise la validation des compétences professionnelles au sens du Code du Travail. Le RNCP permet donc de savoir si une formation est adaptée au marché de l’emploi.

À noter qu’un titre RNCP peut faire l’objet de correspondances à l’international. Enfin, ces titres sont de plus en plus plébiscités par les entreprises. Être diplômé d’une formation inscrite au RNCP est donc, par extension, gage d’employabilité.


UNE ENTREPRISE QUI DONNE SA CHANCE AUX DÉBUTANTS

Ouverte en octobre 2020, l’entreprise bisontine Débutant.e Accepté.e, spécialisée dans les prestations au service de la transformation numérique, tend la main aux jeunes diplômés afin de leur permettre de passer le cap de la redoutable « première expérience exigée ». Derrière cette initiative bienveillante, Christophe Boutet et Michel Chevassu, les deux fondateurs : « Ce projet est né d’un constat : dans le domaine du numérique en région, près de 30 % des jeunes diplômés ont du mal à accéder à un premier emploi, en raison des préjugés mais aussi car une première expérience est souvent exigée. Pourtant, de nombreuses entreprises recherchent des profils expérimentés et ce, dans un marché de l’emploi en tension. Ces entreprises ont de vrais besoins en transformation numérique, les prestations que nous proposons répondent totalement à cette mutation numérique ». Michel Chevassu précise : « D’ailleurs, le premier confinement a renforcé tous nos constats ». « Notre concept est donc de ne recruter que des jeunes diplômés afin de leur permettre de passer la phase de la première expérience. Le but de ce modèle est également de permettre aux juniors de gagner en confiance et de monter en compétences. » Pour cela, un projet est dédié à chaque junior.

DU JAMAIS VU EN EUROPE

D’après eux, l’humain est au cœur des activités de l’entreprise. Véritable tremplin pour les carrières de juniors, Débutant.e Accepté.e serait un concept encore inédit en France, voire en Europe. « Pour que le schéma fonctionne, nous devons avoir un turnover des effectifs important c’est la raison pour laquelle la durée de passage dans l’entreprise est de 18 mois environ », ajoute Christophe Boutet. Les deux entrepreneurs en sont convaincus, la principale difficulté du projet aura été de prouver l’efficacité du concept : « Dans un premier temps, nous avons fait beaucoup de pédagogie et de sensibilisation auprès des clients, qui ont rapidement été convaincus du sens social de la démarche. »

À noter que la start-up bisontine participe cette année à la cinquième édition de La Fabrique Aviva, un concours qui s’adresse aux entrepreneurs de l’économie sociale et solidaire. À la clé, un million d’euros à distribuer aux projets qui auront rassemblé le plus de votes sur lafabriqueaviva.fr

Vous avez jusqu’au 9 février !


L’ANEFA SUR LE CHAMP DE LA FORMATION

Créée en 1992 par les partenaires sociaux de l’agriculture, l’Association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture (Anefa) a pour objectifs de communiquer sur les métiers et les formations de l’agriculture, de promouvoir l’emploi agricole et surtout, d’informer sur les besoins en recrutement de salariés agricoles. Des missions qui prennent tout leur sens depuis la survenue de la crise sanitaire avec notamment des saisonniers étrangers manquant à l’appel lors du premier confinement.

« Nous avons été particulièrement actifs en termes de formation au printemps dernier puisque confinement oblige, de nombreuses récoltes qui mobilisaient essentiellement des saisonniers étrangers en temps normal, étaient en demande de bras. On a alors proposé aux Français dont l’activité était à l’arrêt de prendre le relais mais la problématique du manque de technique ou encore de la maîtrise des gestes se posait. Il a donc fallu développer très rapidement des outils de formation à distance », raconte Gilles Duquet, secrétaire général de l’association.

UN RETOUR À LA NATURE AVEC LES MÉTIERS DE LA TERRE

Selon lui, la crise sanitaire a réellement eu le mérite d’accélérer la numérisation de la transmission des savoirs. Autre point positif, la pandémie aurait également suscité des vocations : « On voit émerger un nouveau public attiré par les métiers agricoles. De nombreux individus souhaitent redonner du sens à leur métier, se rapprocher de la nature en consommant plus local par exemple. Il est donc nécessaire de former pour accompagner ces reconversions professionnelles. L’objectif étant que chacun trouve sa place dans l’agriculture grâce à des parcours adaptés ». D’après l’Anefa, chaque année, près de 50.000 postes seraient à pourvoir dans le secteur : « Le recrutement dans ces métiers est un enjeu alimentaire », insiste le secrétaire général.


VAE COLLECTIVE : VALORISER LES COMPÉTENCES DES SALARIÉS, MÊME EN TEMPS DE CRISE

Six questions à FLORENCE CARAMELLE

Le Journal du Palais. Présentez-nous les missions du CRCP VAE ? 

Florence Caramelle, chargée de mission VAE collective pour le Comité régional des certificateurs publics (CRCP) de Bourgogne Franche-Comté. Le CRCP existe depuis 2007 et se charge d’accompagner les entreprises dans leurs démarches de validation des acquis de l’expérience (VAE) collective. C’est le guichet unique des ministères et des établissements de l’enseignement supérieur publics (le ministère du Travail, le ministère de l’Éducation nationale de la Jeunesse et des Sports, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et le ministère des Solidarités et de la Santé).

Qui peut prétendre à une VAE ?

La VAE est ouverte à tous, il n’y a aucun critère d’âge, ni de statut. Par exemple, un artisan, un travailleur indépendant, un intérimaire peuvent y prétendre au même titre qu’un salarié. Il n’y a pas non plus de niveau de formation requis. La seule condition est de pouvoir justifier d’une année au minimum d’expérience professionnelle présentant un lien direct avec le contenu et le niveau du diplôme visé.

Quelle certification peut-on obtenir ?

Tous les diplômes ou titres à finalité professionnelle inscrits au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) sont accessibles par le biais d’une VAE. À noter que les titres et diplômes obtenus par la VAE sont les mêmes que ceux délivrés par la voie de la formation « traditionnelle » : la voie empruntée pour l’obtenir ne sera pas mentionnée sur le document final remis.

Comment procédez-vous ?

Dans un premier temps, nous informons l’entreprise sur la VAE collective qui demeure méconnue. Nous présentons les intérêts, qui sont multiples, de la démarche collective. Ensuite, nous nous chargeons de proposer un plan d’actions adapté aux besoins de l’entreprise. Puis nous communiquons auprès des salariés. Si ces derniers sont volontaires, nous étudions les fiches de poste et les informations fournies par les salariés dans une fiche descriptive d’activités, au regard des référentiels d’activité. Une comparaison entre les activités des salariés et les référentiels les plus proches est alors réalisée. Puis la procédure du certificateur est mise en place. Nous restons à l’écoute de l’entreprise tout au long du processus de VAE collective. Enfin, nous réalisons un bilan quantitatif et qualitatif de l’action.

Quels sont les principaux enjeux de la VAE collective pour les entreprises ?

La VAE permet de répondre aux obligations légales de l’entreprise en matière de perspective d’évolution professionnelle, de qualification et d’emploi. C’est aussi un moyen de répondre à la mission d’accompagnement d’évolution professionnelle des salariés et surtout, de s’assurer du maintien de leur employabilité. Par ailleurs, la VAE répond aux enjeux de développement de l’entreprise puisqu’elle constitue un outil de management par les compétences. La VAE peut aussi permettre d’anticiper l’évolution des métiers et des qualifications. Elle facilite l’ajustement des compétences des salariés aux évolutions permanentes de l’entreprise.

Et pour les salariés ?

C’est évidemment une reconnaissance aussi bien professionnelle que personnelle, pour les salariés. En effet, laVAE renforce la confiance en soi et légitime les compétences des salariés sur l’ensemble du marché du travail. LaVAE collective fait coïncider l’intérêt des salariés avec celui de l’entreprise. D’ailleurs, un projet collectif est un facteur de cohésion contribuant au développement de la culture d’entreprise et notamment, à l’esprit d’équipe.


ESTP PARIS, L’INCUBATEUR D’INGÉNIEURS DANS LA CONSTRUCTION DU FUTUR

Depuis 130 ans, l’École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l’industrie (ESTP) Paris forme des ingénieurs dans les domaines des travaux publics et de la construction. L’école s’est récemment implantée à Dijon : « 700 ingénieurs sortent chaque année diplômés de l’école mais c’est insuffisant compte tenu des besoins en compétences dont font part les entreprises. Avec le numérique et la transition énergétique, les métiers de la construction évoluent et la formation pour accompagner ces mutations est indispensable. L’implantation à Dijon a donc été accueillie très positivement par les entreprises et collectivités du territoire », motive Laurence Mangenot, directrice du campus dijonnais de l’ESTP. Actuellement hébergée dans les anciens locaux de l’Assurance Maladie, l’école doit déménager à l’automne pour investir le campus métropolitain, un nouveau bâtiment construit par la Société publique locale d’aménagement de l’agglomération dijonnaise (SPLAAD) pour le compte de Dijon métropole. D’une surface totale de 10.309 mètres carrés le bâtiment regroupera de nombreux espaces dont huit laboratoires de recherche et d’enseignement ainsi qu’un amphithéâtre de 400 places. Le lieu est aussi prévu pour accueillir le showroom On Dijon qui se transformera en Fab Lab pour les étudiants en fin de parcours. Pour l’heure, les préoccupations de la directrice sont liées à la crise sanitaire : « Depuis la survenue de la pandémie, nous maintenons nos activités. Coronavirus ou pas, nous devons impérativement former les étudiants. Le passage au distanciel s’est fait de manière très rapide à l’ESTP et ce grâce au dynamisme, à la volonté et à la flexibilité de l’équipe pédagogique. Cette crise a réellement accéléré la transition numérique de la pédagogie », remarque-t-elle. « La principale difficulté rencontrée a été le facteur psychologique. Nous avons en effet été particulièrement vigilants à l’accompagnement apporté aux étudiants pour à tout prix éviter le décrochage et l’isolement. L’autre difficulté de cette crise réside dans l’impossibilité d’envoyer nos étudiants en stage à l’étranger. C’est très compliqué en ce moment, hors de l’Europe les portes se ferment, ceux qui parviennent à partir sont en télétravail donc l’expérience à l’internationale est moins intéressante qu’en période normale. » L’ESTP organise ce samedi 6 février des portes ouvertes digital, à cette occasion, les futurs étudiants pourront notamment échanger avec l’équipe de professeurs.


FORMAPI : LA DISTANCE POUR ADN

Fondé en 1994 par Bernard Depierre, l’actuel président, Formapi (ex CFA du sport) a formé plus de 3.500 apprentis dans la branche de la jeunesse et sport en 27 ans. Avec un taux de réussite aux examens de 84 % et un taux d’employabilité dépassant les 90%, Formapi rayonne sur l’ensemble de la région avec 22 unités de formation annexes regroupées en six labels (Sport School Formation, FormApi Sport, Animation, Tourisme, Entreprises et Haut niveau). Pendant le premier confinement, la plateforme de formation ouverte à distance dont Formapi s’est dotée il y a maintenant deux ans a fait la différence. « Accessible dans plusieurs centres en France y compris dans les DOMTOM cette plateforme est incontestablement notre force. Cet outil nous permet d’affirmer aujourd’hui que le confinement n’a pas eu de conséquences sur les résultats. On ne peut que constater que le travail avec cette plateforme qui est innovante, facile d’accès et très pédagogique, a fait ses preuves », se réjouit Bernard Depierre. L’acquisition de cette plateforme résulte d’un investissement de près de trois millions d’euros appuyé en partie par le Fonds européen qui y a contribué à hauteur de 60 %. Chaque apprenti a également pu bénéficier d’un ordinateur portable de qualité, un soutien permis dans le cadre de l’aide financière leur étant destinée.


ONLINEFORMAPRO, un CFA du numérique par le numérique

Onlineformapro propose depuis 20 ans des solutions de formation en présentiel, mixte ou totalement à distance en France et à l’international. Aujourd’hui, cet acteur majeur du développement de solutions et contenus e-learning et de la mise en œuvre de formations professionnelles, innove encore en créant le premier CFA du numérique par le numérique.

Fort d’une équipe pluri-compétente qui développe et met en œuvre des solutions digitales innovantes au service de la formation pour adultes et d’un public varié en âge et en niveau de qualification, Onlineformapro est un acteur incontournable qui a su anticipé la digitalisation de la formation. « La pédagogie, le numérique, l’innovation et l’insertion font partie de notre ADN », affirme Michèle Guerrin, fondatrice d’Onlineformapro, société née en 1999 à Vesoul en Haute-Saône. Aujourd’hui, la société compte 170 collaborateurs et collaboratrices répartis sur 35 sites dans quatre régions (Bourgogne Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes, Grand-Est, Ile-de-France). Résolument tourné vers le monde de l’entreprise – notamment via le développement de solutions e-learning, solutions qui sont aujourd’hui utilisées dans le monde entier par des entreprises grands comptes mais également des institutionnels et une majorité des organismes de formation en France – Onlineformapro lance le premier CFA du numérique par le numérique. Baptisé Online Campus, ce concept inédit a connu sa première ouverture à Besançon en Octobre 2020 et vient de démarrer à Dijon en ce début d’année.

En phase avec les besoins de recrutement, six formations diplômantes de bac à bac+3 sont ainsi proposées en alternance dans les domaines du développement web, de la cybersécurité, de l’assistance informatique, des systèmes et réseaux ou encore la pédagogie 4.0 !

En contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, le rythme d’alternance et de trois semaines en entreprise et une semaine en formation en présentiel ou à distance.

« À Dijon, nous disposons de locaux de plus de 1.500 mètres carrés pour accueillir nos stagiaires et alternants dans des conditions optimales malgré la crise sanitaire, précise Cyril Vallée, directeur des Access Code School et du CFA du numérique chez Onlineformapro, ajoutant que : Pour tout contrat signé jusqu’au 28 février, l’État propose une aide de 8.000 euros pour les majeurs jusqu’à 26 ans, qui prend en charge entre 80 et 100 % du salaire de l’apprenti pour la première année d’apprentissage, pour toutes les entreprises embauchant un apprenti du CAP au master. »


UNE NOUVELLE MANIÈRE DE DEVENIR PROFESSEUR DES ÉCOLES 

Dès la rentrée 2021, l’université de Franche-Comté avec son Institut national supérieur du professorat et de l’éducation (INSPE), le rectorat et les services académiques, proposeront un Parcours préparatoire au professorat des écoles (PPPE) sur le site de Belfort. Un parcours adossé à la licence Administration économique et sociale (AES) de l’UFR Sciences et techniques et gestion de l’industrie (STGI) en partenariat avec le Lycée Condorcet. Cette formation innovante est la seule formation en France métropolitaine à proposer une formation au professorat des écoles qui permette aussi une spécialisation dans l’administration et la gestion d’entreprises ou les ressources humaines. Elle se déroulera sur trois ans au terme desquels l’étudiant sera parfaitement préparé pour intégrer un master Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF). De plus les étudiants, du PPPE de l’Université de Franche-Comté, seront également titulaires d’une licence Administration Économique et Sociale ce qui leur garantira, s’ils changent de projet professionnel, un accès facile vers les nombreux Master des domaines de l’administration, de la gestion d’entreprises ou des ressources humaines. Ce cursus de licence hybride associe cours à l’université, en lycée et stages en école primaire.


UNE NOUVELLE OFFRE DE FORMATION POUR LES PERSONNES TRÈS ÉLOIGNÉES DE L’EMPLOI

Océane Charret-Godard, vice-présidente de la région Bourgogne Franche-Comté chargée de la formation professionnelle, a réuni mardi 19 janvier l’ensemble des partenaires de la formation pour lancer officiellement la nouvelle offre régionale de formation destinée aux personnes très éloignées de l’emploi : le Dispositif amont de la qualification (DAQ) 2.0. En 2019, 61 % des personnes entrées en formations régionales ont suivi le DAQ, un chiffre en constante augmentation. En région, ce sont 50 organismes de formation qui sont impliqués dans la mise en œuvre de ce dispositif.


PORTES OUVERTES 2021 DES ENIL DE BFC

Se renouveler, se réinventer est un challenge permanent dans les Enil de Bourgogne Franche- Comté, c’est pourquoi cette année les établissements proposons des journées portes ouvertes adaptées au contexte sanitaire de la covid19.

Deux possibilités :
– Journée portes ouvertes virtuelles samedi 6 mars, à 10 heures pour l’Enil de Mamirolle et 14 heures pour l’Enilbio de Poligny, sur la chaîne Youtube des deux écoles, youtube.com/user/enilenilbio
– Journée portes ouvertes en présentiel en février et mars 2021, inscription obligatoire sur les créneaux proposés par les écoles sur le site enil.reservio.com, visite d’une durée d’une heure : un guide, une famille pour une découverte des infrastructures et une présentation des formations.


DE NOUVELLE FORMATIONS SUR PARCOURSUP

Cette année, les cinq IUT de Bourgogne Franche-Comté, ainsi que les 111 IUT de France, proposeront sur Parcoursup de nouvelles formations : les Bachelor universitaire de technologie (BUT). En Bourgogne Franche-Comté, 20 nouveaux BUT seront proposés, déclinés en de nombreux parcours. Le lancement du BUT est une innovation majeure : c’est un fait unique dans l’histoire des Universités que de lancer simultanément autant de nouveaux parcours de formation. Un tiers du temps d’étude portera sur les réalités économiques et sociales locales, pour répondre au plus près aux besoins des entreprises du territoire et favoriser l’employabilité des étudiants. Autre nouveauté, les étudiants ne seront plus évalués sur leurs connaissances, mais sur leur capacité à les utiliser dans des contextes professionnels.

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