La CPME de l’Aube veut y croire malgré les difficultés

Jean-Dominique Regazzoni, président de la CPME de l’Aube.

Son président, Jean-Dominique Regazzoni, incite les chefs d’entreprise à se montrer audacieux et résilients pour sortir de la crise.

En présentiel mais, bien entendu, avec masque obligatoire et dans le respect des gestes barrière. C’est ainsi que les adhérents de la CPME de l’Aube ont voulu organiser leur assemblée générale dans les locaux troyens de la CCI de l’Aube. Au bout d’une année de visioconférences et d’échanges de mails, le besoin de se retrouver en « réél » entre dirigeants d’entreprise se fait sentir. « Il y a un an tout juste, j’étais encore bien loin d’imaginer tout ce que nos entreprises ont eu à traverser ces douze derniers mois », rappelle le président de la CPME de l’Aube, Jean-Dominique Regazzoni. L’organisation patronale a été contrainte de revoir entièrement ses projets et son fonctionnement. Réunions thématiques sup- primées ou réduites, manifestations reportées, le programme a été chamboulé. « Nous avons surtout diffusé de l’information aux adhérents en matière d’aide et de réglementation sanitaire, nous avons aussi fourni des masques aux entreprises lorsqu’ils étaient difficiles à trouver », souligne-t-il. « Il faut quand même reconnaître que l’État a sorti les grands moyens pour sauver les entreprises », reconnaît Jean-Dominique Regazzoni. Non seulement à travers la panoplie de mesures diverses pour répondre à chaque cas particulier, mais également dans la réactivité afin de ne pas pénaliser des trésoreries déjà soumises à rude épreuve. « Lorsqu’on a recours au chômage partiel, on est payé rubis sur l’ongle », constate le président de la CPME de l’Aube.

APPRENDRE DE LA CRISE

Cela dit, rien n’est réglé et le bout du tunnel met du temps à se profiler à l’horizon. « Il va falloir apprendre de la crise et rebondir, les chefs d’entreprise devront se montrer audacieux et résilients », poursuit Jean-Dominique Regazzoni. Des conditions indispensables pour que 2021 soit l’année du renouveau, si la crise sanitaire veut bien s’en aller dans les mois qui viennent. Il faudra aussi que les chefs d’entreprise s’engagent. À la CPME de l’Aube, une quarantaine d’adhérents assument quelque 70 mandats représentant près de 3 000 heures de leur temps. Malgré la crise sanitaire, plusieurs formations ont également pu être organisées, notamment en matière de secourisme et sécurité au travail. Cette année, des réunions thématiques auront lieu autour de la responsabilité pénale du chef d’entreprise et de l’évaluation des risques professionnels. « Des thèmes qui semblent s’imposer dans le contexte que nous visons actuellement », poursuit Jean-Dominique Régazzoni qui veut tout de même retenir quelques points positifs. « Finalement, dans mon entreprise, la visioconférence s’avère très utile et nous allons continuer de l’utiliser plus fréquemment une fois la crise passée », conclut le dirigeant de l’entreprise textile troyenne EMO. Pour rester dans la perspective de la sortie de crise, Denis Louvel a évoqué son dernier livre (voir PAMB 7898), intitulé « Réussir la relance économique : la découverte qui apporte l’espoir ». Il y donne quelques clés, et surtout les erreurs à ne pas renouveler pour que le plan de relance ait, cette fois, un véritable effet pérenne sur la croissance économique.

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