La Belle Image, entre authenticité et modernité

Anne-Lise Goglins fait ses premières expériences de gestion informatisée dans l’effervescence de la rentrée des classes et de la rentrée littéraire. (Photo : Agathe Cèbe)

La librairie rémoise La Belle Image, rue Chanzy, a entrepris de modifier toutes ses habitudes de gestion, à travers l’informatisation de son stock. Un nouvel élan pour cette librairie qui tient à son indépendance. Quand Anne-Lise Goglins a repris la librairie La Belle Image, il y a 16 ans, elle a choisi de perpétuer le traditionnel fonctionnement des petites boutiques à taille humaine : sans informatique, avec des carnets et sa mémoire. « Je pouvais me permettre de le faire et j’avais l’impression de tout maîtriser », avoue-t-elle. Sa clientèle, des particuliers, des étudiants, des scolaires, permettait un suivi serein de son stock, d’autant qu’elle ne travaille qu’en accueil physique, sans vendre sur le web. Pourtant, ces dernières années, la gestion de la boutique a pris de plus en plus d’essor. « Pour élaborer des dossiers de marchés publics ou de subventions, notamment pour fournir des écoles, des CDI, des