Imprim’éclair, l’innovation sur commande

Imprim’éclair investit régulièrement dans des lignes modernes et respectueuses de l’environnement pour réaliser 600 000 pièces d’étiquettes, contre-étiquettes ou collerettes par jour et près de 50 000 étuis par semaine.

L’entreprise familiale créée en 1978 à Epernay vient d’être labellisée ISO 14001, une première dans le secteur d’activités de l’impression d’étiquettes et de packaging en Champagne.

Dans un marché de l’étiquette en pleine mutation, être un des plus gros faiseurs de la Champagne ne dispense pas d’innover. C’est d’ailleurs cette capacité à se renouveler qui donne à l’imprimerie sparnacienne Imprim’éclair, une longueur d’avance sur certains sujets. Dernier exemple en date, l’obtention de la labellisation ISO 14001 le 7 juillet dernier (voir ci- dessous).

En 1978, le, Sparnacien Claude Lévêque, constatant la tendance des grandes Maisons champenoises à faire externaliser leur travaux d’impression, sent une opportunité à saisir. Il rachète le matériel et le parc machine de la Maison De Venoge et décide de se lancer dans l’imprimerie, en plein centre-ville d’Epernay. Malgré une concurrence de spécialistes déjà bien implantés et référencés dans la Capitale du Champagne, la jeune entreprise familiale trouve peu à peu sa place dans le paysage de l’impression des travaux dits « de ville » : cartes de visite, flyers, dépliants, papiers à en-tête… Progressivement, les travaux s’orientent vers les étiquettes, les collerettes et les contre-étiquettes pour la clientèle du champagne.

C’est au cœur de ces ateliers que son fils, Julien, découvrira les secrets de la conception et de la fabrication de ces produits emblématiques champenois, avant d’y faire son entrée dans la vie active en 1995, à l’âge de 23 ans. Dès 1998, Imprim’éclair a considéré ses investissements en tenant compte du respect de l’environnement avec l’acquisition du premier matériel en Champagne pouvant fabriquer les clichés servant à l’impression sans produits chimiques (révélateur et fixateur).

Cet investissement dans une machine CTP (Computer To Plate, ou ordinateur vers plaque en français, NDLR) permet de flasher directement les plaques offset à partir d’un fichier envoyé depuis un ordinateur. Encore peu répandu en raison de son coût très élevé, ce procédé permet à l’entreprise d’améliorer son bilan écologique puisqu’en ne procédant plus au traitement chimique elle n’émet plus de rejets toxiques. « Les trois-quarts des imprimeries travaillent encore avec le système de films car le CTP est encore très cher et les machines sont plus difficiles à régler », rappelle Julien Levêque qui abordera le virage des années 2000 à la tête de l’entreprise. En 2007, trop à l’étroit dans ses locaux, il décide de déménager vers la Zone des Terres Rouges, où il triple sa surface d’activité pour agrandir son parc machines et ses bureaux.

UN QUART DU MARCHÉ CHAMPENOIS

Aujourd’hui, le marché de l’étiquette est en pleine révolution, les traditionnelles étiquettes à encoller étant de plus en plus remplacées par des pièces adhésives. Moins pratiques et moins faciles à coller, elles font surtout les frais de la disparition du leader allemand Zanders Paper (notamment connu pour sa marque de papier haut de gamme Chromolux) liquidé en mai 2021, laissant de nombreux clients champenois orphelins de papier à étiquette. « L’adhésif est un peu plus cher que l’étiquette à encoller mais il offre aussi plus de choix », souligne Julien Lévêque, observant encore un nouveau tournant dans son métier d’imprimeur. C’est même en constatant le déclin progressif de l’étiquette à encoller qu’il a remplacé un de ses ateliers dédiés à ce métier par une activité de conception d’étuis en 2013. Quant aux étuis, ils sont réalisés avec 80% de carton fabriqué en France, recyclé à 73% et recyclable à 100%. Qu’elles soient adhésives ou non, les étiquettes réalisées par Imprim’éclair répondent toujours à la même recette. Elles sont composées en interne et après validation par le client, elles sont envoyées à l’impression. « Dorure, gaufrage, vernis… les techniques sont les mêmes pour les étuis que pour les étiquettes », précise Julien Lévêque, qui tient à la qualité avant tout. « Nous réalisons des étiquettes haut de gamme qui répondent à une certaine exigence de la part de nos clients, donc une étape incontournable de leur fabrication reste la vérification à la main et à l’œil humain ».

Un savoir-faire qui reste indispensable au cœur de cette activité champenoise. Avec une équipe de 46 personnes, Julien Lévêque réalise 6 M€ de chiffre d’affaires annuel avec un portefeuille de près de 800 clients dont 90% sont en Champagne. De quoi occuper entre 20% et 25% du marché de l’habillage local.

Une labellisation qui fait sens

Imprim’éclair est aujourd’hui le premier imprimeur d’étiquettes et de Packaging en Champagne à être certifié ISO 14001, affirme Julien Lévêque, dirigeant de l’entreprise sparnacienne. Une labellisation qui récompense « la gestion durable et raisonnable de l’impact de l’entreprise sur l’environnement »(déchets, consommation, émissions et rejets de polluants…) et fait suite à un an et demi de travail sur le sujet et à l’embauche de Virginie Fournel, responsable QSE (Qualité- Sécurité-Environnement) et d’une personne chargée des déchets.

« Cet engagement dans la certification est une ligne directrice que je souhaitais donner à mon entreprise sur le long terme. Le respect de notre environnement est crucial aujourd’hui. C’est une démarche éthique mais aussi économique pour satisfaire nos clients et nos prospects ».

ENGAGEMENT ÉTHIQUE ET ÉCONOMIQUE

La labellisation ISO 14001, délivrée par le groupe Socotec, n’est donc pas une première pour l’imprimerie sparnacienne. « Nous sommes labellisés Imprim’Vert depuis 2005. C’est un label pour lequel nous sommes audités tous les trois ans et qui garantit que nos matières premières et consommables suivent une filière de recyclage spécifique », explique Julien Lévêque. L’entreprise ne génère ainsi plus aucun rejet liquide dans le réseau public. De la même manière, elle n’utilise plus le ramassage des déchets de la collectivité mais fait appel à des sociétés spécialisées qui collectent ses déchets et les envoient dans des filières de recyclages dédiées. « Depuis 2005, tous nos investissements tiennent compte de notre démarche environnementale ». Régulièrement, le chef d’entreprise s’est en effet attaché à réaliser plusieurs centaines de milliers d’euros d’investissement dans des machines ou des locaux pour suivre la tendance du marché voire anticiper les besoins de ses clients. Son entreprise s’est aussi engagée dans une démarche d’achats responsables « en collaborant avec des fournisseurs qui s’engagent eux aussi dans une démarche de développement durable »

Outre un engagement éthique personnel, Julien Lévêque revendique une volonté de répondre à deux publics en particulier : « En tant que fournisseur, nous nous devons d’être légitime envers nos clients, vignerons, négociants et restaurateurs, en leur trouvant les meilleures solutions d’impression et d’organisation de production respectueuses de notre environnement. En tant que dirigeant, je dois aussi assurer un environnement de travail le plus sain possible à notre personnel ».

Julien Lévêque.

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