Immortaliser le crépuscule des bâtiments…

Elle est en résidence à Besançon depuis trois semaines, mais vient sur le site de déconstruction de la Rhodia depuis juin dernier. Parisienne, elle s’appelle Marion Chombart de Lauwe. Elle est graveuse, dessinatrice, plasticienne. Son travail consiste à s’approprier les lieux en chantier ou voués à disparaître, pour en récupérer des matériaux, afin d’inscrire leurs traces sur ce qu’il reste d’eux. Baptisé Dernières heures des bâtiments, son projet artistique se veut, selon ses propres mots, « une métaphore de l'apoptose, ce processus biologique par lequel des cellules déclenchent leur auto-destruction en réponse à un signal. Mon travail avec la disparition des bâtiments, c’est la vie qui prend place dans la mort...». Jusqu’ici, l’artiste a investi quatre lieux : les usines de chauffage urbain à la Villette, les anciens entrepôts de la chambre de commerce à Pantin, l’ancienne fabrique de glace à Nantes,