« Être fasciné par le toujours plus est délétère, mais l’humanité peut-elle faire autrement ? »

(Droits réservés)

Pourquoi certains économistes se montrent-ils résolument pessimistes à l'heure où s'ébauchent de nouveaux modèles économiques ? Pour l’un d’entre eux, Michel Dévoluy, la réponse tient en un paramètre : l'Homme... Selon vous, le modèle économique parfait a-t-il, et peut-il exister ? Depuis l'Antiquité, on connaît bien cette dualité qui nous met en tension permanente, entre vivre correctement, dans la quiétude, et en vouloir toujours plus. Mais c'est à la Renaissance qu'a eu lieu la bascule, où l'on a commencé à marginaliser les aspirations au bonheur pour valoriser la recherche de la croissance économique et du bien matériel. C'est aussi la naissance de l'individualisme, d'un libéralisme qui a toutefois permis de s'émanciper du poids des religions et de faire naître la démocratie. Et il faudra attendre les Trente Glorieuses pour que se glisse l'idée de paix sociale dans l'économie, sur un modèle keynésien qui n'a pas empêché la montée