En 2019, l’industrie auboise se refait une santé

Dans le nouveau technicentre de la SNCF de Romilly-sur-Seine, des drnes sont utilisés pour réaliser des inventaires.

Durant cette année, l’industrie s’est retrouvée au premier plan des réussites économiques du département.

S’il y a un secteur qui s’est retrouvé au premier plan de l’actualité économique auboise en 2019, c’est bien celui de l’industrie. Mais cette fois, il ne s’agit plus de fermetures d’usines, de plans sociaux et de suppressions d’emplois. L’industrie auboise, longtemps fleuron de l’économie auboise a retrouvé des couleurs. Plans d’embauche, ouverture de nouveaux sites industriels, annonces de projets se sont succédé tout au long des 12 mois de l’année. Un bel exemple de ce regain d’optimisme c’est la pose de la première pierre de la future usine ultra-moderne d’Adova, à Bar-sur-Aube. Le leader français du matelas avec les marques Dunlopillo et Simmons n’entend pas s’endormir sur ses deux oreilles et investit 20 millions d’euros dans ce nouvel outil industriel. « Je crois à l’industrie des territoires, au savoir-faire des équipes, à la qualité de la fabrication française », affirme Jacques Schaffnit, le pdg d’Adova Group.

RENOUVEAU DE LA FILIÈRE TEXTILE

La filière textile auboise, mise à mal par les délocalisations massives pendant de nombreuses années, retrouve aussi des couleurs. Depuis qu’elle est revenue dans son berceau de Romilly-sur-Seine, la marque le Coq Sportif n’en finit plus de développer des projets, sous la forme d’un magasin d’usine ou encore de deux nouveaux sites de production avec plus d’une centaine de créations d’emplois à la clé.

L’emblématique Lacoste a aussi lancé l’extension de 36000m2 de sa plateforme logistique, à Saint-Thibault, avec la création d’une cinquantaine d’emplois supplémentaires. Le site historique de production des Gayettes, à Troyes, fait l’objet de gros investissements pour accueillir un centre d’innovation technologique. Au parc logistique de l’Aube de Saint-Thibault, Logtex a également construit cette année une plateforme logistique textile de 26 000 m2, alors que le groupe Haddad a repris les 30 000 m2 de l’ancien entrepôt de Petit Bateau, à Pont-Sainte-Marie, pour y distribuer notamment la marque Levi’s enfant en Europe.

La filière textile auboise recrute à tout va, ce qui ne va pas sans poser des problèmes. Lacoste a par exemple lancé sa propre « académie de formation ». Même les entreprises de tailles plus modestes, poussées par le vent favorable du made in France, ont des difficultés à trouver du personnel.

L’INDUSTRIE INVESTIT

D’autres secteurs d’activité ont le moral au beau fixe, comme par exemple So Fast So Good, à Romilly-sur-Seine. La jeune entreprise d’agro-alimentaire, spécialisée dans la fabrication de produits sans gluten mais aussi de snacking classiques qui compte déjà une cinquantaine de salariés, compte atteindre un effectif de 250 personnes sous cinq ans. Tout près de là, Guillaume Pépy est venu, pour l’une de ses dernières sorties à la tête de la SNCF, inaugurer le nouveau technicentre de Romilly-sur-Seine.

Un investissement de 25 millions d’euros pour permettre aux 300 salariés du site d’assurer la maintenance et la réparation des pièces de matériel roulant de la SNCF. « Nous sommes ici en plein dans l’industrie du futur, dans le digital et la haute technologie », a rappelé Guillaume Pepy en visitant ce site doté des meilleurs équipements tels que des exosquelettes pour réduire l’effort des préparateurs de commandes ou encore des drones pour effectuer des inventaires. Même l’armée a suivi le mouvement, en mettant en service le nouveau site d’habillement des militaires français, à Châtres.

Florence Parly, ministre des Armées, est venue dans l’Aube inaugurer en personne « l’entrepôt logistique du 21e siècle », capable d’expédier 8 millions de pièces d’habillement par an, ce qui représente un flux annuel d’une valeur de 250 millions d’euros.

Autant de bonnes nouvelles pour Business Sud Champagne, l’agence de développement économique Aube et Haute-Marne qui a notamment pris la suite d’Aube développement. Dirigée par Valérie Schwartz et basée à l’espace Regley de Troyes, la nouvelle agence de développement économique a vu le jour en 2019, en élargissant son rayon d’intervention à la Haute-Marne.

Des opérateurs équipés d’exosquelettes dans le nouveau technicentre de la SNCF de Romilly-sur-Seine.

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