Élections européennes : un paysage politique français en pleine mutation

Olivier Dupéron, maître de conférences en droit public, considère, après ces élections européennes, qu’« une dose supplémentaire d’environnement » doit être intégrée « dans la politique gouvernementale ». (Archives PAMB)

Des surprises à la hausse et des étonnements à la baisse : les élections européennes du 26 mai dernier laisseront des traces dans un paysage national déjà bousculé lors des présidentielles de 2017. Durables ou pas, ces changements rebattent les cartes et doivent questionner les partis sur leur avenir... Entretien et analyse avec Olivier Dupéron, maître de conférences en droit public, directeur-adjoint du Centre de Recherche Droit et Territoire de l’URCA. Quelle est la réelle surprise de ces élections européennes ? Le Rassemblement National en tête ? Le non-effondrement de la République en Marche ? La troisième position d’EELV ou l’effondrement des listes des Républicains, de la France Insoumise et du Parti Socialiste ? L’effondrement des Républicains est plus significatif, surtout à ce niveau-là, avec un score inférieur à 10% alors qu’ils étaient annoncés autour de 14%. C’est sans doute à ce niveau que l’on