EHEA : former des entrepreneurs apiculteurs

EHEA

La promotion 2020 de l’EHEA a fait sa rentrée entourée d’Arnaud Montebourg, Mylène Fournier et Océane Charret-Godard.

La cérémonie d’ouverture de la formation 2020 de l’École des Hautes Études en Apiculture (EHEA) s’est déroulée lundi 6 janvier, à la Maison régionale de l’innovation à Dijon.

«Ceux qui sortiront de cette école seront capables de monter un projet concret pour dégager un revenu solide en créant leur propre emploi, en faisant vivre leur famille, ou en employant des salariés. Nous devons redonner toutes ses lettres de noblesse à ce métier », déclare Arnaud Montebourg, l’un des fondateurs et président de l’EHEA. Cette école nationale à vocation internationale, a ouvert ses portes en 2019. Elle s’adresse à des candidats passionnés par l’apiculture et désirant devenir entrepreneur-apiculteur. « Il n’y a pas de formation minimum pour intégrer l’EHEA mais le niveau est élevé, en particulier en connaissances scientifiques », précise Arnaud Montebourg, le président. « C’est un métier très technique!», poursuit-il. Les élèves en petit effectif – ils sont 13 en 2020 – et d’horizons très variées – du photographe, à l’ingénieur aéronautique, en passant par un agronome en horticulture ou encore une technicienne optomécanique – âgés de 22 à 47 ans, reçoivent un enseignement professionnalisant d’excellence, entièrement gratuit, d’une durée de neuf mois, alternant théorie (13 semaines) et pratique. Ceux qui le souhaitent peuvent prolonger leur formation par une expérience dans l’hémisphère sud « où le métier s’exerce en continue toute l’année », précise Mylène Fournier, directrice de l’EHEA. Pour cette deuxième promotion, le temps de stage a été augmenté, passant de trois à six mois. « C’est la seule école en France qui propose une immersion complète dans la saisonnalité des ruches, depuis la grande visite de printemps jusqu’à la mise en hivernage en septembre », souligne Mylène Fournier.

LUTTER CONTRE LA BAISSE DU NOMBRE DES ABEILLES

« Augmenter le nombre d’apiculteurs en France, repeupler le pays en abeilles, créer des emplois, former gratuitement des personnes en reconversion professionnelle », tels sont les objectifs de cette école, énoncés par Arnaud Montebourg. Face à un constat alarmant sur la baisse du nombre des abeilles en France, et pour soutenir la filière apicole française, Arnaud Montebourg avait déjà créé « Bleu Blanc Ruche », la grande sœur de l’EHEA. Soutenue par la société d’élevage et de repeuplement des abeilles de France (SERAF), cette école s’inscrit dans la continuité de ce label. La structure a également vocation à faire avancer les connaissances sur l’abeille à travers des projets de recherche, et à promouvoir la sensibilisation aux produits de la ruche et à la protection des insectes pollinisateurs, via des conférences et autres actions dirigées vers le grand public.

L’École vise un enregistrement des formations au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) en 2020. Le budget 2019 était de 163.500 euros. Il sera reconduit en 2020 grâce à des financeurs privés (un tiers par le Crédit Agricole), et des fonds publics de la région et de Dijon Métropole pour un autre tiers.