De nouveaux avocats ont prêté serment à la Cour d’appel

Jeudi 13 janvier, treize nouveaux avocats ont prêté serment devant la Cour d’appel de Dijon pour le ressort des barreaux de Dijon, Chalon-sur-Saône, Mâcon et la Haute-Marne, en présence de leurs bâtonniers, de la première présidente de la Cour d’appel, Lucette Broutechoux, et du procureur général, Thierry Pocquet du Haut-Jussé.

Treize nouveaux avocats ont prêté serment dans la Chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Dijon, pour le ressort des barreaux de Dijon, Chalon-sur-Saône, Mâcon et la Haute-Marne. Une cérémonie en petit comité, crise sanitaire oblige.

C’est dans un contexte quelque peu chahuté par la crise sanitaire que s’est déroulée la prestation de serment de 13 nouveaux avocats devant la Cour d’appel de Dijon, mercredi 13 janvier. Une tradition séculaire qui n’a pas eu lieu dans la Chambre dorée, mais exceptionnellement dans la Chambre correctionnelle. Si l’an dernier, cette cérémonie s’était déroulée en plein mouvement de contestation des avocats, cette fois-ci, le contexte de pandémie n’a pas permis aux proches et aux familles des impétrants de les accompagner. « Cette année, l’ensemble des quatre barreaux [Dijon, Chalon-sur-Saône, Mâcon et la Haute-Marne, Ndlr] va accueillir de nouveaux avocats, se réjouit Lucette Broutechoux, première présidente de la Cour d’appel de Dijon. Des barreaux de tailles différentes mais tous dynamiques, où la mission et le rôle de l’avocat restent tout aussi important ». Ce n’est pas le protocole mais plutôt une tradition, le bâtonnier de l’ordre des avocats de Dijon était cette année encore invité de manière privilégiée. Après leur avoir souhaité la bienvenue, Me Stéphane Creusvaux a souligné la frustration que pouvait engendrer le contexte actuel. « Il faut garder espoir », leur a-t-il conseillé. Il a ainsi terminé son discours en paraphrasant Robert Badinter : « Le courage, pour un avocat, c’est l’essentiel, ce sans quoi le reste ne compte pas : talent, culture, connaissance du droit, tout est utile à l’avocat. Mais sans le courage, au moment décisif, il n’y a plus que des mots, des phrases, qui se suivent, qui brillent et qui meurent »

UN SERMENT FORT ET LOURD 

« Vous allez prêter un serment fort, presque lourd, a tenu à souligner Thierry Pocquet du Haut-Jussé, procureur général auprès de la Cour d’appel. Vous serez tous porteur de l’image de la justice et vous serez les garants du maintien de la place de la justice. Vous êtes pour beaucoup nés dans les années 1993-1994. En entrant dans cette profession, vous serez la justice de demain. Elle évolue et vous devrez prendre toute votre part dans cette évolution ». Ce serment, la première présidente de la Cour d’appel de Dijon en a fait l’historique, depuis sa création sous le droit romain. Lucette Broutechoux a ainsi rappelé les quatre qualités qu’un avocat doit avoir, selon le serment de Badinter, à savoir : la dignité, la conscience, l’indépendance et l’humanité. « Quatre points cardinaux auxquels a été ajoutée, en 1972, la probité ». Après l’avoir prononcé, elle a enjoint chacun des treize nouveaux avocats à se lever, se démasquer et prononcer “je le jure” après avoir levé la main droite.

Les bâtonniers des barreaux de Dijon, Chalon-sur-Saône, Mâcon et de la Haute-Marne ont présenté à la prestation : Romuald Balima, Maxime Beis, Philippine Debordes, Mallorie Dubar, Jean-Baptiste Faure, Burcu Gül, Angélique Queule, Elise Rolet, Arthur Spina, Clément Lopez, Frédéric Mélison, Raphaël Pic et Dimitri Falcone. 

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