Comment le département de l’Aube est resté un acteur économique

Situé au pied du vignoble de Montgueux, le parc départemental de Torvilliers dispose encore de surfaces disponibles.

Grâce à ses quatre parcs d’activités comme celui de Torvilliers, l’échelon départemental joue un rôle dans l’accueil des entreprises.

La loi NotrE est venue chambouler la donne en matière de développement économique. Alors qu’il en étaient auparavant les principaux animateurs, les départements en sont désormais privés au profit des régions et des intercommunalités. Mais certains départements font de la résistance et ont trouvé la faille pour continuer d’agir de manière très directe sur l’attractivité économique. C’est le cas de l’Aube et de son président, Philippe Pichery, qui a même été auditionné au Sénat, à l’automne dernier, dans le cadre d’une mission d’information sur le rôle des départements. « Le département de l’Aube n’a plus la compétence économique. Et pourtant il demeure l’acteur majeur du développement économique local car il est propriétaire de terrains et d’immeubles qu’il continue de mettre à disposition des entreprises », avait-il expliqué. Son prédécesseur, Philippe Adnot, avait beaucoup misé sur les parcs d’activités économiques qui aujourd’hui font partie du patrimoine départemental. « La loi nous permet de continuer de gérer ce patrimoine immobilier mais, malheureusement, elle ne nous permet pas de lancer de nouvelles opérations », regrette Philippe Pichery. Ce dernier souhaiterait pouvoir construire des bâtiments pour accueillir de nouvelles start-up sur le site de la Technopole de l’Aube mais ne peut plus le faire aujourd’hui.

UN PATRIMOINE D’IMMOBILIER D’ENTREPRISE

Cependant, le Département de l’Aube possède déjà quatre parcs d’activités économiques : le Parc logistique de l’Aube, le parc de la Technopole de l’Aube, le parc de l’aérodrome de Brienne-le-Château et le parc d’activités départemental de Torvilliers. Autant de lieux qui se sont remplis progressivement d’entreprises au fil des années mais qui disposent encore aujourd’hui de surfaces disponibles conséquentes. C’est le cas du parc d’activités de Torviliers, situé en sortie de l’agglomération troyenne et à proximité immédiate de l’échangeur de l’autoroute A5. À ce jour, seulement un peu plus de 4 hectares sont occupés ou ont trouvé preneur, alors que le parc s’étend sur une quinzaine d’hectares. Une dizaine d’hectares reste encore à commercialiser, ce qui permet au Département de rester effectivement un acteur économique actif. Très actif même puisque la situation exceptionnelle de ce parc d’activités situé au pied des vignes de Montgueux et en contact avec l’agglomération et l’autoroute attire de plus en plus d’entreprises. Preuve en est l’accumulation d’implantations nouvelles enregistrées au cours de ces deux dernières années, telles que la Manufacture Troyenne de Maroquinerie, le traiteur Bruno Caironi, Arts Béton, Estice, et plus récemment du groupe Aurige-Léon Noël et de Solution Incendie. En zone rurale le département possède aussi de belles réserves foncières d’entreprises avec le parc de l’aérodrome de Brienne-le-Château avec ses 300 hectares. Une grande superficie qui a permis d’accueillir des réalisations importantes, telles que le parc photovoltaïque de Lassicourt où Valorem occupe 42 hectares pour y produire de l’électricité « verte ».

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