Champagne Egrot et filles : les temps changent…

À Aÿ, la famille Egrot annonce clairement la couleur : les filles (les femmes) ont toute leur place dans le vignoble. Et tout autant sur l’étiquette. Concrétisation d’une évolution qui ne devrait que se développer. Etait-il seulement imaginable, naguère encore, qu’une marque de champagne soucieuse d’affirmer sa pérennité pût s’appeler autrement que « Untel et fils » ? Fils unique ou multiple, d’ailleurs, le charme de l’orthographe française dans l’invariabilité du mot ne permettant pas d’en préciser davantage le nombre - mais peu importe. Sans verser dans la sociologie de comptoir, il faut bien admettre que la gent féminine n’était pas plus mise en valeur sur la bouteille que dans le vignoble, ce qui rend d’autant plus admirable le sillon tracé par certaines veuves glorieuses ou plus anonymes. La terre en général et le champagne en particulier étaient donc affaires d’hommes. Le choix