Campus SUP’Ardenne, un acte fort pour le savoir et l’innovation

Boris Ravignon a salué l’union des collectivités, à tous niveaux, dans ce projet de Campus très attendu.

Vendredi 13 septembre a eu lieu l’inauguration du Campus SUP’Ardenne. Boris Ravignon, porteur du projet, n’a pas manqué de rappeler que la « formidable opportunité de cette ouverture » résulte de l’unité de tous les niveaux de collectivités.

Résolument ouvert aux 2 315 étudiants des Ardennes, ce campus qui va aussi embellir avec un parc de quatre hectares paisible et attractif, le plus vaste quartier populaire des Ardennes, celui de la Ronde-Couture, permettra au département d’effacer sa faiblesse dans l’offre d’enseignement supérieur. « Cette insuffisance a eu pour conséquence de décourager la poursuite des études sur le plus mauvais critère : la capacité financière des parents. Elle n’a pas non plus laissé le choix à ceux qui voulaient étudier. Il fallait partir », a rappelé le président d’Ardenne Métropole qui s’est refusé à cette fatalité. Comme la statistique qui montre que le pourcentage des diplômés de l’enseignement supérieur est sur le territoire local de 10 points inférieurs à la moyenne nationale (18 % contre 28%). « Nous ne pouvions plus accepter cette inégalité des chances. Notre réponse collective et responsable c’est la création de ce campus qui doit être, demain, le développement continu de l’offre de formation dans les Ardennes. Car ce jour n’est en aucun cas l’aboutissement d’une démarche mais le début d’un processus de développement pour répondre à la prodigieuse montée en qualification dont nos entreprises ont besoin. Le combat ne fait que s’engager. Les Ardennes doivent continuer d’investir dans la connaissance et l’innovation ».

D’AUTRES FORMATIONS ATTENDUES

En la matière, le défi est immense. Une étude du cabinet Roland Berger, publiée en 2014, indique que 42% des emplois seraient détruits et recréés sous une autre forme par la numérisation de l’économie. D’où l’importance de se doter de nouvelles capacités de formation. Même si le développement de la popllation étudiante a cru de près de 20% depuis 2014 dans les Ardennes.

Boris Ravignon a d’ores et déjà confirmé que le territoire était candidat à de nouveaux développements. D’abord avec le groupe Y Schools dont l’implantation est étudiée dans les domaines du tourisme et du management en lien avec le pole formation de la CCI. Ensuite avec le CNAM dont le retour est espéré.

Voire même une école en matière d’intelligence artificielle avec le soutien de la Région Grand Est. Guillaume Gellé, président de l’URCA, a lui aussi loué cet événement majeur en rappelant que l’organisme qu’il dirige avait accompagné la naissance de nouvelles formations comme la création d’une école d’ingénieurs : l’EiSine, le déploiement du diplôme d’infirmier en pratiques avancées en collaboration avec l’IFSI (Institut de formation en soins infirmiers), le développement de la filière FSE (Faculté des Sciences de l’Éducation) à l’IUT et le soutien aux licences professionnelles. Il a aussi annoncé l’ouverture – « un acte fort de l’université » – à la rentrée 2020 d’une licence science de l’éducation à l’INSPE de Charleville-Mézires. Tous ces efforts ont permis de passer les effectifs sur le site carolomacérien de 750 à 1100 étudiants depuis 2016. Pour Noël Bourgeois, le président du conseil départemental, « l’enjeu, désormais, est d’ouvrir des perspectives d’emploi pour maintenir les diplômés sur notre territoire grâce à la proximité entretenue, ici, entre les différents enseignements et le tissu industriel local ». Restait à Jean Rottner de conclure. « La Région Grand Est est très fière d’accompagner ce projet car nous fondons toutes nos politiques sur l’intelligence des territoires. C’est un signal fort pour un avenir prometteur et porteur d’espoirs ».

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