BFC Promotion Habitat change de braquet

Les Villas de Julie, dans le quartier dijonnais des Grésilles, apporte une offre atypique avec ses maisons de ville. (Droits réservés)

Fusion avec le Toit Bourguignon, collaboration croissante avec Orvitis, ambition régionale, nouveaux programmes immobiliers, aménagement de lotissements… Ces deux dernières années, BFC Promotion Habitat a acquis une dimension qui lui permet d’aborder le marché du logement, et en particulier de l’accession à la propriété, avec des arguments solides , diversifiés et complémentaires.

Être mieux identifié et acquérir une taille critique afin de mettre en place un plan d’action ambitieux, à l’échelle de toute la Bourgogne Franche-Comté : voici les motivations sur lesquelles s’est appuyée la fusion, intervenue en juin 2017, entre Bourgogne Habitat et le Toit Bourguignon. Deux ans plus tard, cet acteur coopératif, désormais nommé BFC Promotion Habitat peut se prévaloir d’être en ligne avec ses objectifs, par son activité, par les collaborations qu’il cultive et développe, et par les compétences qu’il met en œuvre. « À ces buts principaux, précise Bernard Simon, directeur général de la structure, s’ajoutait notre volonté d’aider Coop Habitat Bourgogne (CHB), une coopérative basée à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire, et une seconde, située dans l’Yonne, à Migennes, qui était “dormante”. Pour cette dernière, qui s’appelle désormais BFC Coop Immo, le but était de la redéployer sur la Franche-Comté». Voilà donc un ensemble en ordre de marche qui affiche un peu plus de 12 millions d’euros de chiffre d’affaires, qui emploie 15 collaborateurs à Dijon et qui a la volonté de développer, d’ici deux à trois ans, un centre de profit en Franche-Comté. « Notre ambition, précise Bernard Simon, est d’atteindre assez rapidement 15 millions d’euros de chiffre d’affaires ». Un objectif réaliste puisque la fusion a permis d’augmenter la production de logements. Celle-ci, avant 2017, était de l’ordre de 60 logements par an, et elle atteint à présent une centaine d’unités avec un niveau souhaité de 130 en 2022.

COLLABORATION AVEC ORVITIS

La progression devrait se poursuivre, en raison des nouvelles opportunités apportées par le développement géographique de BFC Promotion Habitat. Mais des opportunités nouvelles, BFC Promotion Habitat en trouve aussi dans sa collaboration croissante avec Orvitis, acteur du logement social de Côte-d’Or. Une collaboration qui entre en raisonnance avec les effets de la loi Évolution du logement et aménagement numérique (Elan), dont l’impact sur les bailleurs sociaux n’est plus à démontrer. « Orvitis est pour nous un partenaire historique, rappelle le directeur général de BFC Promotion Habitat, et nous partageons aujourd’hui des préoccupations identiques et complémentaires : d’une part, Orvitis veut diversifier ses activités et ne pas rester limité au logement social, de l’autre, nous voulons atteindre des territoires que nous ne pourrions atteindre seuls, pour des raisons d’approche des collectivités locales ou de foncier ». Un intérêt commun bien compris qui se traduit par la création de structures liées à des opérations éphémères, de type Société civile de construction-vente (SCCV), afin de produire du logement sur des territoires où chacun peut apporter ses compétences : de l’action sociale pour BFC Promotion Habitat et de la production de logement social pour Orvitis. C’est aussi le moyen de s’orienter vers de nouveaux métiers, à l’image de la production de maisons destinées aux seniors, par exemple. Le rapprochement entre les deux entités demeure de toutes façons ponctuel et vise avant tout à créer une culture de travail commune, dans le but d’augmenter, en quantité comme en qualité, la production de logements. « Chacun a son métier : il n’est pas facile pour nous de répondre à une demande de logement social, comme il est difficile pour Orvitis de satisfaire une attente en matière d’accession à la propriété. En nous alliant, nous pouvons proposer aux collectivités un opérateur unique capable de remplir des missions diverses et complémentaires, tout simplement parce que le besoin en logements est rarement homogène. Les attentes sont plus souvent mixtes ».

Bernard Simon, directeur général de BFC Promotion Habitat, applique une stratégie partagée par de nombreuses coopératives de logement en France : améliorer leur maillage territorial afin de développer un modèle économique atypique, et accompagner la montée en puissance de l’accession abordable ou sociale à la propriété.

Une vue du programme BFC Promotion Habitat dans la nouvelle centralité de Longvic. (Droits réservés)

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